Ses grandes dates

17 mars 1990 : Naissance à Bruges, en Gironde.

2013 : Il forme avec Florian le duo Fréro Delavega.

2014 : Après avoir participé à The Voice, ils sortent leur premier album éponyme, certifié triple disque de platine.

2015 : Ils sortent leur deuxième album « Des ombres et des lumières ».

2018 : Jérémy se lance en solo avec son premier album « Matriochka ».

Mai 2020 : Il ouvre son restaurant Le Pestacle à La Teste-de-Buch, sur le bassin d’Arcachon.

Actualité

Son nouvel album « Meilleure vie » est sorti le 19 février 2021

C’est entre l’isolement du confinement et de joyeuses retrouvailles dans une maison en Touraine avec sa tribu formée par Laurent Lamarca, Ben Mazué et Vinsha qu’il a façonné son ton. Sa voix, même : « La tournée a joué sur ma technique vocale et ma vision artistique, jamais je n’aurais osé faire ce genre de musique en sortant des Fréro, car elle demande de l’amplitude. Ma tournée solo m’a aussi appris à être à la fois partout et derrière le micro. » Son impulsion vocale, il la trouve avec le morceau « Je m’en sors bien »: « J’avais envie de dire ce qui me passait par la tête. Ne plus prendre quatre chemins, ni proposer une double lecture. Que les mots soient simples.»

L’amour, les amis, les emmerdes, ce qu’on lègue aux enfants et ce qu’on apprend sur soi au fil du temps… Voilà ce dont parle Meilleure vie, autoportrait où Jérémy ne souhaite apparaître seul puisque son entourage compte énormément : « sans les autres, j’ai du mal à avancer et à me sentir vivant ». Une Meilleure vie, « c’est ce dont on a tous envie : une existence plus saine, plus joyeuse », commente-t-il.

Face à l’actualité anxiogène, il lui a paru crucial de « raconter du positif ». Pour ce, il a fallu revenir à l’acoustique, rajouter de la basse, de la batterie. Et susciter du groove ! Celui qu’écoute et aime Jérémy : de Jorja Smith à Still Woozy, de Mac Miller à Ben Harper. Afin de se concentrer sur les textes et les lignes mélodiques, Jérémy a demandé à ses complices Romain Joutard et Julien Grenier d’apporter leur talent de compositeurs.

Le premier titre écrit pour Meilleure vie, « J’ai la mer » a vu le jour au Cap Ferret, en plein hiver, avec Ben Mazué. Bénéficiant d’une ouverture à la guitare d’obédience californienne, cette ritournelle s’adresse au fils de Jérémy : « Je lui dis ce qu’il va pouvoir voir, ce qu’il faut essayer de faire pour affronter la vie, ne pas marcher dans les vrais sentiers. »

« Un homme » confesse ses doutes en tant qu’homme, affirmant sa solidarité des combats pour les droits de la femme. Dans « Fais-le », il rappelle qu’échouer, c’est l’apprentissage de la réussite. Qu’il faut décrocher de son ego pour écouter son instinct. Des chansons nourries de pop comme de sentiments forts, parmi lesquelles « Ca déborde », « Je te veux » ou « Le bonheur », le démontrent chacune à leur façon.

Pour Jérémy Frerot, la musique est un art qu’on partage. Surtout en ces temps où il est si difficile de se rassembler. D’ici à ce qu’il reprenne la route de la tournée, sa musique va nous accompagner dans nos salons, « tout en se racontant nos vies et buvant des coups », sourit Jérémy. Il sait de quoi il parle : son chaleureux bar Le Pestacle, qui donne son nom à l’un des morceaux les plus funky du disque, égaye le bassin d’Arcachon depuis sa récente ouverture.


BIOGRAPHIE

1990

Né le 17 mars 1990 à Bruges, en Gironde, Jérémy Frerot est bercé au son de la guitare par son père, passionné de musique. (gala.fr)

Très sportif, le jeune homme intègre un cursus STAPS en vue de décrocher un poste de professeur d'EPS. (gala.fr)

2009

Parallèlement à ces aspirations, Jérémy devient sauveteur en mer en Gironde et rencontre Florian Delavega, avec qui il partage le goût du sport et de la musique. (gala.fr)

2012

Ils passent leurs soirées à jouer et chanter. Ils postent des vidéos de leur duo sur Internet et se font peu à peu connaître autour du bassin d'Arcachon, où ils jouent dans des bars sous le nom de Fréro Delavega. (gala.fr)

2014

Les Fréro Delavega participent à la troisième saison de The Voice. Leur talent séduit Mika ainsi que les téléspectateurs, qui suivent chaque semaine leurs reprises, toujours teintées de douceur.

Leur premier album éponyme sort en juillet de la même année et connaît un véritable succès. Sacré disque de platine, il propulse les deux hommes sur le devant de la scène.

Tous les titres ont été écrits par les deux garçons, excepté « Il y a » (une reprise de Vanessa Paradis, signée Gaëtan Roussel), « Le chant des sirènes » (coécrite avec Barcella) et « Même si c’est très loin » (signé Ben Mazué). (La République du Bassin, 2014)

Parmi les titres, « Le chant des sirènes » et « Mon petit pays » rendent hommage à leurs racines, le Bassin d’Arcachon et leur ville d’origine, Gujan. « On a parlé de nous, on s'est présenté. On a parlé de chez nous, du bassin d'Arcachon, de notre enfance dans la nature, dans les arbres à manger des feuilles (rires)... On a aussi parlé d'amour. Le tout parle d'amour, de chez nous, de la musique, et l'amour de la mer et de la mère (rires) ! » (Le Parisien, 2014)

2015

Ils sortent leur deuxième album « Des ombres et des lumières », porté par le titre « Ton visage », écrit par Tété.

Pour l’écriture des textes, ils ont également fait appel à Barcella, Ben Mazué ou encore Lamarca. « Ce sont des gens qu’on admire et qu’on écoute. Ben Mazué est comme un grand frère pour nous. » (RTL2.fr, 2015)

On parle très peu de vos textes, et donc des messages qu’il y a à l’intérieur, quand on évoque vos chansons.
« C’est lié aux préjugés qu’il y a sur nous. Nous sommes conscients d’avoir l’image de deux minets qui chantent pour des gamines, alors il est facile de s’imaginer que nous chantons uniquement des chansons d’amour. Nos messages sont mal reçus, mais on n’écrit jamais de façon primaire. Si vous décidez de vous pencher sur nos textes, vous découvrirez autre chose que ce que vous pensez comprendre. » (musique.jeuxactu.com)

Ils s’avouent un peu dépassés par leur succès. « Avant, on pouvait prendre le temps de parler quand il restait 50 personnes après un concert. Maintenant c’est plus formalisé et ça nous plaît moins. On n’a plus trop le temps de recharger les batteries. Tu vois tellement de choses, tellement de gens, qu’à la fin de la journée tu as l’impression d’avoir fait un coma de dix heures. Se retrouver soi-même, c’est déjà important, on a une vie privée, donc on ne peut pas tout mélanger. C’est compliqué. » (RTL2.fr, 2015)

Le duo est lucide. Les succès sont de plus en plus éphémères. « Avant quand on sortait un album, les gens, la veille, étaient devant le magasin, limite ils campaient comme les soldes aujourd’hui. Ils étaient à fond pour choper l’objet en lui-même. Parce que c’était la seule chose qu’ils pouvaient avoir de l’artiste. Maintenant on peut voir nos vidéos sur Internet [en moyenne, une vidéo par mois], nos photos, les gens ne sont pas dans la demande puisqu’on leur donne tout le temps à manger. Et quand on arrête d’être à la mode, ils mangent autre chose. Quand on passe dans tous les médias, au bout d’un moment on se transforme en un produit. Mais nous, on sait ce qu’on fait, on sait que le contenu vient de plus loin. » (Envoyé spécial)

« Le succès, c'est super, ça permet de faire plein de choses. Et en même temps, on était contraints de subir les choses. La famille, la chérie, c'était fini. On arrivait, on commençait les interviews jusqu'au soir, et on rentrait. On finissait par connaître l'autre en fonction des réponses qu'il donnait aux journalistes. C'est là que l'on a commencé à faire un travail introspectif, à reparler, à se détacher des choses. C'est dur d'être véritablement soi quand tu es dans la lumière. On a appris à s'observer, à comprendre que l'on était dans un rôle, celui de chanteur à succès. » (Le Parisien, 2015)

2017

Après une tournée triomphale, les Fréro Delavega annoncent leur séparation. « Quand Flo m'a annoncé qu'il arrêtait, j'ai d'abord pris peur. Je n'aime pas être seul, je peux avoir de grands moments d'angoisse si ça dure trop longtemps. J'ai dû faire le deuil de notre duo. Mes premières interviews seul, je ne savais pas quoi dire. Alors qu'avec Flo, on se complétait. » (leparisien.fr)

« J'ai passé un ou deux mois vraiment seul, un peu déprimé à me dire purée, c'est vraiment fini. On a fait une tournée d'adieux, on a fait des concerts de folie, on finissait en pleurs sur scène avec des milliers de personnes qui nous acclamaient donc je ne me disais pas du tout que c'était terminé. Mais quand le dernier concert est arrivé, à Bordeaux, là où tout avait commencé pour nous, ça a été un peu compliqué. Mais il a été très important pour moi ce passage. Ça m'a appris à me retrouver et à réfléchir seul. Ça a été vraiment galère de passer du rire aux larmes, en essayant de se parler à soi-même, de se comprendre, de savoir ce qu'on pense de la vie et de se dire sur quoi j'allais partir. Ça a été un passage difficile mais incontournable, et ça m'a vraiment ouvert plein de portes. »

Tu as compris sa décision ?
« Bien sûr. Je le savais déjà qu'il n'était pas très bien là-dedans. Il n'y avait que la tournée qui pouvait le faire continuer. C'était indiscutable. On ne pouvait pas continuer. Ce n'était pas possible de lui dire "Non, non, tu fais n'importe quoi, n'arrête pas". C'était un mal être qu'il avait. Il était en totale contradiction avec ce qu'il faisait et ce qu'il pensait. Il avait besoin d'arrêter pour être en accord avec lui-même. »

Tu as songé à arrêter, toi aussi ?
« Non, pas du tout. Au contraire ! Il faut des gars extrêmes comme lui pour faire avancer un peu les gens et donner une directive. Moi je suis plutôt un suiveur. Mais on a quand même une place qui est énorme : on peut parler aux gens. On est écouté. Il n'y a pas beaucoup de monde qui sont dans cette position et je trouve que c'est important de s'en servir. Donc voilà, moi j'avais envie de continuer. Je n'ai pas fini de dire ce que je pense, de dire quelque chose à travers la musique. Même avant que ça s'arrête Fréro Delavega, on s'était déjà dit que je continuerai. J'avais envie de faire les choses seul, pour voir et pour démarrer cette évolution. » (chartsinfrance.net)

2018

Jérémy se lance dans une carrière solo avec son album « Matriochka ». « Ben Mazué et Laurent Lamarca, avec qui j'ai écrit une partie des textes, m'ont beaucoup aidé à m'établir. Textuellement et musicalement, j'avais déjà trouvé les bonnes personnes avant de commencer. » (chartsinfrance.net)

Le titre « L’homme nouveau » résonne comme une prise de conscience écologique. « Il est important de comprendre que nous avons chacun notre part de responsabilité sur les effets du réchauffement climatique. Il ne faut pas jeter la pierre sur les autres. Nous sommes tous fautifs. Si on résonne comme ça, on fait attention aux gens. Mon album évoque l’importance de prendre soin de notre planète et de contribuer individuellement, à notre petit niveau, à la préservation de celle-ci pour les générations futures.» (ledauphine.com)

« Matriochka signifie poupée russe en russe. C'est un clin d'œil à ma mère, qui a des origines russes. Et à tous les films et livres qui m'ont nourri depuis un an et demi. Je me suis aperçu que cette notion de poupée russe revenait souvent, soit pour creuser de plus en plus profond ou aller de plus en plus loin. Le documentaire « Dernières nouvelles du cosmos » (NDLR : sur Hélène Nicolas, une jeune femme autiste douée d'un pouvoir littéraire immense) m'a beaucoup fait réfléchir. Au départ, j'étais parti dans un concept déjanté sur le cosmos. Mais plus j'écrivais et plus je parlais des gens. C'est ce qui m'intéresse le plus. Je suis capable de foutre en l'air un dîner en amoureux parce que je suis captivé par ce qui se passe autour. » (leparisien.fr)

« On voit Flo, comme d'ailleurs toute ma famille, dans le clip de « Revoir ». J'avais écrit cette chanson pour le remercier des cinq formidables années qu'on a vécues ensemble et je lui ai chanté lors de notre dernier concert à Bordeaux. J'ai gardé cette chanson comme passage entre ces deux périodes en changeant juste les paroles, pour les rendre moins personnelles. On reste évidemment potes avec Flo. On s'est vu cet été, lui aussi a eu un petit, on a passé des moments ensemble. On va pas se lâcher comme ça. Il a d'ailleurs écouté quelques chansons, j'ai essayé de prendre quelques conseils. » (leparisien.fr)

Dans l'album, il y a des chansons très intimes comme "Plonge", qui est une déclaration d'amour à ton épouse Laure Manaudou. As-tu hésité avant de te livrer ainsi ?
« Ah oui, complètement. Surtout sur celle-là ! J'ai mis quand même quatre ans à écrire un truc comme ça. Moi je ne connaissais pas tout ce tourbillon médiatique de la starification. Je l'ai découvert d'un coup avec ma compagne, ça a été un choc assez brutal. Inconsciemment, je ne voulais pas en parler moi-même parce qu'on en parlait déjà assez. Je ne voyais pas l'utilité d'en rajouter. Je suis assez discret et pudique sur le fait de parler de mon amour pour quelqu'un, donc souvent je mets beaucoup de métaphores dedans. Et donc il m'a fallu trouver le moyen de parler et quand j'ai trouvé la brèche et le bon champ lexical, je l'ai fait naturellement. » (chartsinfrance.net)

C'est un disque très doux aux arrangements brumeux, parfois électro-pop, très différent de ce à quoi on aurait pu s'attendre. C'était ça l'idée, s'éloigner de l'univers que vous proposiez avec Fréro Delavega ?
« Complètement. J'avais envie de faire autre chose, mais il y avait déjà un peu les prémices de cet album-là dans ceux des Fréro. Notamment avec "Mes autres" et "Revoir", deux chansons que je faisais seul et qui possèdent un peu cette articulation ovni-électro avec des sonorités cherchées ailleurs. J'aime bien m'exprimer avec des musiques mélancoliques et théâtrales. » (chartsinfrance.net)

Quelles ont été tes inspirations ?
« Bon Iver, bien sûr. James Blake, Ásgeir, Bernhoff aussi... Tous ces mecs de la musique nordique, hyper froide et en même temps volcanique. C'était vraiment le but. Je ne sais pas si dans 5-6 ans ce sera toujours le cas mais en ce moment je me retrouvais dans cette musique-là. » (chartsinfrance.net)

2020

Il interprète « Gaffe aux autres » avec Ben Mazué sur l’album de ce dernier intitulé « Paradis ».

Il ouvre son restaurant Le Pestacle à La Teste-de-Buch, sur le bassin d’Arcachon.

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