Taratata
Zenith 2018 : “Bambou” (hommage à Alain Chamfort)
2018 : « Perfect day » avec Charlie Winston
2019 : “Nue”, “Bang Bang” avec Adrien Gallo
2019 : “Marie douceur, marie colère” avec -M- et Rodrigo y Gabriela

Ses grandes dates

10 juillet 1992 : Naissance à Martigues (Bouches-du-Rhône).

2003 : Elle vend tous ses jouets pour s’acheter une guitare électrique.

2011 : Elle fait ses débuts de chanteuse dans le groupe La Femme.

2013 : Elle forme le duo Hologram avec Maxime Sokolinski.

2018 : Elle sort son premier album « Sainte-Victoire » qui s’écoule à 300 000 ex.

Actualité

Elle a écrit « Mon refuge » et « L’homme a nagé » sur l’album « Terrien » de Julien Clerc.

Elle interprète « Si tu pars ne dis rien » avec Raphael sur son album « Haute Fidélité » sorti le 5 mars.

Single « Le reste » est sorti hier

Nouvel album à paraître le 11 juin


BIOGRAPHIE

1992

Née à Martigues le 10 juillet 1992, Clara Luciani grandit près de Marseille, à Septèmes-les-Vallons, la ville du premier club de Zinédine Zidane. (lemonde.fr)

En Corse, son nom signifie "petite lumière". (grazia.fr)

Son père, fan des Beatles, William Sheller et Jacques Higelin, est employé de banque, sa mère est aide-soignante. (liberation.fr, 2018)

« Mon papa est musicien amateur et il fait beaucoup de guitare, de basse, il chante… Du coup avec ma sœur, on a toujours chanté, fait de la musique, il y avait toujours des instruments partout autour de nous à la maison. » (leparisien.fr)

Enfant solitaire, elle se réfugie dans l’écriture pour fuir les moqueries de ses camarades. « J’écrivais avant de faire de la musique, j’adorais ça. Quand j’avais 8 ans, j’ai même écrit la suite d’Harry Potter [rires] ! Enfant, j’étais hyper moche, j’avais un énorme mono sourcil et un physique compliqué, donc je me retrouvais souvent toute seule car les enfants, ça met vite de côté quand t’es différent. J’ai vraiment des souvenirs de grande solitude pendant mon enfance, et dans ces moments-là, la première chose que je faisais, c’était écrire. D’abord la suite d’Harry Potter, puis après des textes, des poèmes puis des chansons… L’écriture a toujours été nécessaire pour moi. » (konbini.com)

2003

A 11 ans, elle vend tous ses jouets sur un vide-grenier pour s’acheter une guitare électrique rouge. « L’enfance, c’était horrible, j’ai été une enfant hyper mise sur le côté. A 11 ans je faisais 1m76… J’arrivais en classe et il y avait des cartouches d’encre coupées et des punaises sur ma chaise, on m’appelait la girafe « quel temps il fait là-haut », l’enfer quoi. Pas d’amis jusqu’à…longtemps, mais finalement c’était peut-être un mal pour un bien parce que tout mon temps libre je le passais dans ma chambre à lire, à faire de la musique et à écrire en fait. Acheter une guitare, même si elle était un peu pourrie, c’était une manière de dire « je suis plus un bébé », j’étais trop fière ! » (generalpop.com)

2010

Bac en poche, elle s’inscrit en histoire de l’art mais son avenir est ailleurs, elle en a l’intime conviction. « Quand je me levais le matin, je n’avais pas l’impression de faire ce pour quoi j’étais faite. Je m’ennuyais. Je faisais de la musique dans ma chambre mais j’avais envie d’être entendue. » (littlelions.fr)

2011

A l’été 2011, après un concert de La Femme, c’est la prise de conscience. Elle raconte : « Une copine n’arrêtait pas de me parler du groupe… Quand j’ai écouté « La Planche », j’ai trouvé ça mortel. On est allés les voir en concert à Cannes, mais j’ai oublié mes lunettes. Comme je suis hyper myope, je n’ai pas trop capté ce qui se passait autour de moi. J’ai commencé à danser avec un mec sans me rendre compte qu’il s’agissait en fait de Marlon, le chanteur. Toutes les filles étaient folles de jalousie ! On a bien papoté et je lui ai confié que j’adorerais chanter. Un peu éméchée, je lui ai même fait une petite démo. Il a trouvé que j’avais une voix yéyé (sourire).’’ » (litllelions.fr)

Marlon lui propose de faire quelques essais à condition qu’elle vienne à Paris. A 19 ans, elle plaque tout pour venir s’installer dans la capitale. « J’ai l’impression d’être une espèce de Tom Sawyer. C’est le cliché de la petite provinciale qui part guitare au dos en disant : Adieu papa, maman, j’ai une destinée qui m’attend à Paris !’’ » Là, elle enchaîne les petits boulots. Elle est vendeuse dans une grande enseigne de prêt-à-porter et même pizzaïolo. « C’était la bohème. J’habitais une petite chambre de bonne mal isolée, j’avais hyper froid. Je n’avais pas de thunes pour bien manger. Mais je m’en foutais, j’étais tellement heureuse d’être dans cette ville que j’avais fantasmée. Aussi parce que c’est l’émancipation, les premières scènes et l’impression de prendre mon envol. Je ne regrette pas du tout d’être partie sur un coup de tête. » (litllelions.fr)

Un mois plus tard, seulement, elle fait ses débuts de chanteuse dans le groupe La Femme. « La chanson s’appelait ‘’It’s Time To Wake Up (2023)’’. Ce n’était pas vraiment la tessiture de Clémence, la chanteuse du groupe, donc Marlon m’a appelé. J’étais tellement flippée que j’ai refusé en prétextant une angine (rires). Il m’a répondu : Fais comme tu veux mais dans trois ans, quand le titre passera à la radio, tu vas trop regretter !’’ Il avait raison… j’étais quand même venue à Paris pour ça ! » (littlelions.fr)

Quand elle rejoint le groupe, Clémence reprend ses études. Elle les accompagne alors en tournée en Angleterre. En cinq jours de résidence, elle doit apprendre à jouer du clavier et retenir tous les morceaux. Un vrai baptême du feu qui la pousse dans ses retranchements. Plus forte que la pression, l’envie de se dépasser : “Aujourd’hui, je compose mes chansons au synthé et je chante en français. Je n’aurais jamais cru cela possible avant de rencontrer La Femme.“ (litllelions.fr)

2013

En 2013, elle forme le duo Hologram avec Maxime Sokolinski, le frère de la comédienne et chanteuse Soko. La même année, ils sortent un EP intitulé « Absolute Zero ». (maze.fr)

2015

Elle collabore au projet Bristol, fondé par Marc Collin qui reprend certains des titres trip hop les plus connus de la scène de Bristol. « C’est ma cousine, danseuse au Crazy Horse, qui a parlé de moi à Marc Collin. » (idolesmag.fr)

Elle accompagne le chanteur Raphaël sur scène à l’harmonium et au chant pendant près d’un an. « J'étais encore vendeuse à Zara une semaine avant que Raphaël m'appelle et me dise : « J'ai besoin d'une musicienne sur ma tournée, est-ce que ça t'intéresse ?". Et c'est comme ça que j'ai commencé à avoir le statut d'intermittente du spectacle. Avant je vivais dans 10m2, pas de thunes pour le chauffage et je mangeais que du maquereau (rires). Mais c'était cool, j'ai aimé cette première période. » (lesinrocks.com)

2016

Elle est lauréate du prix des Inrocks Lab. (lesinrocks.com)

Elle pose sa voix sur le titre « Avant tu riais » de Nekfeu. « J’ai reçu un message très élogieux signé «Ken» (Ken Samaras, connu sous le nom de Nekfeu, NDLR). Il disait qu'il adorait ma voix et qu'il aimerait que l'on collabore. Autant je me suis battue dans la vie pour réussir, autant parfois je n'ai absolument pas contrôlé les choses. » (madame.lefigaro.fr, 2017)

« Faire un morceau avec Nekfeu a été quelque chose d’assez unique dans la mesure où je ne viens pas du rap, et donc j’avais un peu peur que nos univers ne matchent pas. Mais c’est une des personnes les plus curieuses et intelligentes que j’ai rencontrées. Il connaît tout de la musique indé actuelle, que ce soit du rap ou du rock. Par exemple, il connaissait très bien La Femme. Cette curiosité est une forme d’intelligence pour moi. » (konbini.com)

Elle participe à l’album « I could be happy » de Nouvelle Vague, le groupe de Marc Collin et Olivier Libeau. (leparisien.fr)

2017

Elle chante sur le titre « On se sait par cœur » de Calogero. (chartsinfrance.net)

Elle sort son premier EP « Monstre d’amour », né d’une rupture sentimentale. Il est produit par Ambroise Willeaume (ex-Revolver devenu Sage) et Benjamin Lebeau (The Shoes). (litllelions.fr)

« Sur la pochette de mon EP, j’ai remercié celui qui m’a brisé le cœur et à cause duquel j’ai dû écrire ces chansons qui m’ont ouvert tant de portes. » (lesinrocks.com, 2018)

Elle assure les premières parties de Benjamin Biolay, d’Alex Beaupain et de Bernard Lavilliers. (lefigaro.fr)

2018

Le 6 mars, elle assure la première partie de Juliette Armanet à l’Olympia. (olympiahall.com)

Elle reprend « Sous le soleil exactement » sur la compilation « Souvenirs d’été ». « J’ai choisi cette chanson pour deux raisons : la première c’est que je me considère comme une fille du soleil. Je suis née en juillet dans le Sud de la France, donc j’ai toujours eu un rapport au soleil assez intense et important. Et comme j’habite à Paris depuis six ans, le soleil est vraiment quelque chose qui me manque. Et la deuxième raison est simple, c’est que je suis une grande fan d’Anna Karina et une très grande fan de Gainsbourg. Je n’avais jamais osé reprendre quelque chose du répertoire de Gainsbourg et cette compilation c’était l’occasion, alors je me suis lancée. » (tsugi.fr)

« Mon premier souvenir de Gainsbourg remonte à l'achat du 33t de L'Homme à tête de chou lors d'un vide-grenier un dimanche après-midi dans le Sud. Je devais avoir 13, 14 ans. Par-dessus tout, son écriture m'a toujours émerveillée : il savait manier l'intelligence et la drôlerie, multiplier les jeux de mots brillants (Par hasard et pas rasé, “Je chante pour les transistors/Ce récit de l'étrange histoire”). » (lesinrocks.com, 2021)

« Gainsbourg était incroyablement ouvert sur le monde, ça s'entendait dans sa musique qui s'inspirait autant de Boris Vian que du reggae. » (lesinrocks.com, 2021)

Elle sort son premier album « Sainte-Victoire », dont le titre fait référence à un montagne à l’est d’Aix-en-Provence, région dans laquelle elle a grandi. « Je considère vraiment mon disque comme une autobiographie et en ce sens j’avais envie qu’il comporte un petit clin d’oeil à l’endroit où je suis née et que je n’évoque jamais dans les chansons, j’aimerais bien mais j’ai pas encore réussi. Sainte-Victoire a aussi un double sens symbolique : j’ai pas mal galéré en arrivant à Paris et cet album c’est ma victoire, qu’il marche ou pas, qu’il soit écouté ou pas, le seul fait de l’avoir écrit et de pouvoir le sortir c’est une victoire. » (generalpop.com)

Elle a travaillé avec Sage, Benjamin Lebeau (des Shoes) et Yuksek qui a coréalisé trois titres dont « La Grenade ». (culturesecrets.fr)

« J’ai enregistré l’album avec Sage et nous avons mis du temps à construire le disque, trouver un équilibre entre organique et synthétique. Quand il y a trop de machines, on perd l’élan vital et, d’après moi, il faut toujours entendre quelque chose d’humain dans la musique. » (rollingstone.fr)

Sans être un album concept, « Sainte-Victoire » n’en forme pas moins un tout, avec un début, un milieu, et une fin. « Pour moi, un album c’est comme une histoire, j’avais envie que les gens l’écoutent du début à la fin. J’ai réfléchi et je me suis dit « comment ça marche un album que j’ai envie d’écouter du début à la fin ? », et je pensais à « La superbe » de Benjamin Biolay, aux albums de Gainsbourg aussi, oui, qui sont toujours construits avec une espèce de narration, de cohérence. » (sourdeoreille.net)

Ce disque, Clara Luciani l’a écrit pour guérir d’une histoire d’amour. De celles qui finissent mal, de celles qui laissent des traces mais surtout, qui font grandir d’un coup. « J’ai l’impression que je n’aimerai plus jamais comme ça… Et tant mieux ! Je me suis vraiment perdue, j’ai lâché le fil. À l’époque, je ne faisais même plus de musique. Aujourd’hui, je ne laisserais plus jamais un garçon me faire oublier ce pourquoi je suis faite. » (cheekmagazine.fr)

« J’ai écrit Monstre d’Amour à la suite d’une rupture, isolée dans une petite pièce chez mes parents. Leur maison a toujours été un vrai refuge pour moi. Le titre fait référence à l’amour passionnel qui nous déforme et qui, en nous rendant fous, possessifs, jaloux, nous transforme en une sorte de monstre dans lequel on peine à se reconnaître. » (toutma.fr)

Dans le titre « La grenade », elle développe l’idée que les femmes ne sont pas forcément des êtres fragiles mais possèdent en elles une grande force. « J’ai écrit la chanson avant que l’affaire Weinstein n’éclate. J’en ai ressenti le besoin après une tournée que je faisais en solo, accompagnée d’une ingénieure du son. Quand nous arrivions dans une salle, les mecs nous regardaient souvent comme deux ovnis, en faisant des blagues pourries du style : “On vous montre comment brancher une prise ?” Ajouté à d’autres remarques comme “Mais tu écris tes chansons ?” ou “T’es drôle pour une fille”, ça a fini par me peser. » (lemonde.fr)

« Des femmes atteintes de cancer du sein m’ont écrit, par rapport au refrain « sous mon sein, la grenade », l’une m’a dit « je suis une combattante et cette chanson m’aide ». Il y a même une association qui l’a pris comme hymne. Je trouve ça génial. Il y a quelque chose de la guérison dans cet album. Moi, je pense à la guérison du chagrin d’amour, mais en fait ça peut être guérir d’une maladie. On compare souvent l’amour à une maladie d’ailleurs. Je trouve ça beau ce que les gens projettent sur les chansons, ce qu’ils voient, ce qu’ils entendent, à quel point ça résonne avec leur propre vie. Ce sont des chansons que je chante pour les gens plus que pour moi. » (sourdeoreille.net)

Dans le morceau "Drôle d’époque", tu chantes que tu n’as "pas les épaules pour être une femme de [ton] époque". Pourquoi ?
« J’ai 25 ans et l’année dernière, j’ai vécu une sorte de traversée du désert quand je me suis rendu compte de tout ce que l’on attendait d’une femme : d’être à la fois une mère aimante, une épouse parfaite, tout en étant très sexy… Il faut que la femme ne vieillisse jamais, et qu’elle soit aussi une présence bienveillante, presque sainte. Moi, je ne peux pas être tout ça à la fois. Je suis une femme qui fait de la musique et c’est déjà beaucoup. Je ne peux pas être tout ce que la société attend de moi. C’est ce que raconte cette chanson. » (konbini.com)

« Plein de mecs m’ont dit « j’ai écouté « Drôle d’époque » et j’ai compris que j’en attendais trop des femmes, ou que mon rapport aux femmes était malsain ». Peut-être que cette chanson s’adressait finalement plus aux hommes qu’aux femmes.» (sourdeoreille.net)

Elle reprend en français « The Bay », extrait de l’album « The English Riviera » de Metronomy. « J’ai débarqué à Paris à 19 ans et cet album, The English Riviera, était la bande-son de ce déménagement. J’ai toujours un peu de nostalgie en écoutant ces chansons, je me revois avec mes valises, sans trop savoir ce qui m’attendait. » (lesinrocks.com, 2018)

« Je parle très mal anglais. Donc quand j’écoutais la chanson ‘’The Bay’’, elle m’évoquait un paysage exotique avec des gens nus qui mangeaient des fruits. Et en fait on m’a dit que pas du tout, que j’étais complètement à côté de la plaque et que Metronomy parlait d’un endroit en Angleterre donc beaucoup moins exotique. Et je me suis dit : ‘’Tant pis, ce sera ma version de La Baie’’. J’avais en tête une île rêvée et j’avais envie de faire une chanson autour de ça. » (tsugi.fr)

Tu as commencé en faisant partie du groupe La Femme puis tu as formé le duo Hologram avec Maxime Sokolinski. Qu’est-ce que le fait d’avoir fait partie d’un groupe t’apporte en tant qu’artiste solo ?
« C’est vraiment la somme de toutes ces expériences en groupe qui m’a donné le courage de me dire que j’allais faire les choses seule. Tout spécialement le temps passé avec La Femme. Ils ont été les premiers à croire en moi et à me faire chanter sur un disque. C’est avec eux que j’ai fait mon premier concert à 19 ans en Angleterre. J’en suis hyper reconnaissante. Cet album, j’ai l’impression qu’il est le fruit de tellement de rencontres… Je n’ai pas mis de remerciements parce que justement, je crois que la liste serait beaucoup trop longue. Car il y a aussi les gens qui m’ont fait confiance, comme Benjamin Biolay, qui m’a pris comme première partie au Zénith. J’étais toute seule en guitare voix. C’était hyper impressionnant. Et une fois que tu as fait ça, ça te donne du courage pour la suite. Je leur dois beaucoup, à tous. » (konbini.com)

Après la sortie de son album, sa carrière décolle peu à peu et elle parvient à remplir des salles de concert très célèbres : « Nous avons pu caler un, puis deux, puis trois Olympia. Je ne peux pas décrire la sensation que j'ai eue de voir mon nom en gros sur le fronton de l'Olympia, après y avoir fait dix premières parties »
Et pourtant, le cachet qu’elle reçoit, lui, n’a rien d’époustouflant : « Les gens s'imaginent qu'on est riche parce qu'on passe à la radio ; si vous saviez le niveau de mes cachets… J'ai gagné 160 euros pour un Olympia complet. Je ne me plains pas : cette tournée a commencé quand je n'étais personne, il a fallu parier, investir. C'est très dur de se rémunérer quand on démarre. Et ce ne sont pas mes revenus tirés des ventes de disques ou du streaming qui changent la donne ».
Aujourd’hui, elle arrondi ses fins de mois avec des partenariats : « J’ai noué des partenariats avec quelques marques (très peu par rapport à ce qu'on me proposait) et j'ai donné des concerts privés. Franchement, je préférerais que le streaming soit payé correctement, j'en profiterais pour passer des soirées chez moi et pour dormir un peu ! » (Télérama, 2019)

2019

Elle reçoit la Victoire de la révélation scène. « La « Révélation scène », ça veut dire que tout le travail que j’ai accompli est récompensé. Mon rapport à la scène a été très compliqué car même si je sais que c’est là où il faut que je sois, je me sens toujours très vulnérable. C'est très addictif même si à la fois cela terrifie. Mais une connexion se crée avec les gens. L’amour que je reçois de mes fans… On s’apporte vraiment quelque chose mutuellement. C’est une très belle relation et je me trouve très chanceuse d’avoir un public aussi proche de moi. Même si cela reste assez confidentiel, on est encore une « petite » communauté [ndlr : plus de 80 000 followers sur Instagram], ils ont un niveau de soutien et de sollicitude envers moi qui est extraordinaire. Et moi, je mets un point d’honneur à être aussi là pour eux. Je prends au moins deux heures par jour pour répondre à tout le monde, c’est comme un rituel pour moi. Parler à son public directement, pouvoir mettre des visages, savoir qui est qui, savoir que dans cette ville y a tel ou tel fan, c’est extraordinaire. Je sais par exemple qu’il y a une petite communauté sur Facebook, où ils discutent entre eux et se regroupent pour venir à mes concerts. Je ne suis pas dessus, je leur laisse cette part d’intimité, mais c’est aussi ce genre de choses qui me permettent d’avancer. La “Révélation scène” c’est surtout grâce à eux. Si on est allé fêter ça après la cérémonie avec Angèle et d’autres artistes, j’avais vraiment besoin de me retrouver face à face avec ma Victoire et prendre quelques heures pour répondre à mes fans. Je me suis couchée à 4h30 du matin… » (vanityfair.fr, 2019)

Son album « Sainte-Victoire » est réédité avec 4 titres inédits (« Nue », « Mon ombre », « Qu’est-ce que t’es beau » avec Philippe Katerine et « Bovary »).

Stéphane Bern, dont elle est fan, lui a remis un disque de platine après son concert à l’Olympia, le 10 septembre. « C’est officiellement le plus beau jour de ma vie. J’ai toujours été très amoureuse de Stéphane Bern. Je le trouve véritablement sexy et je sais qu'il y a beaucoup de jeunes femmes qui m'ont écrit pour me dire qu'elles étaient d'accord avec moi. »

Elle a enregistré « Toi mon amour » en duo avec Marc Lavoine sur le triple best of du chanteur intitulé « Morceaux d’amour ».

2020

Elle s’est confinée en Ecosse.

Elle enregistre une reprise de « Summer Wine » avec Alex Kapranos, le chanteur de Franz Ferdinand et interprète « L’île au lendemain » avec Julien Doré sur l’album de ce dernier intitulé « Aimée ».

MUSIQUE

Style musical

Comment définissez-vous votre musique ?
« C’est entre de la chanson et du rock. Je suis très influencée par la chanson française mais j’ai aussi envie d’un truc plus rugueux que ça, que l’on entende mes influences qui sont plus rock, plus corrosives, plus hargneuses. » (leparisien.fr)

Influences et goûts musicaux

Quel a été ton premier déclic avec la musique ?
« Je sors d’une projection des Demoiselles de Rochefort organisée par mon école. J’ai huit ans et je ne veux plus répondre qu’en chantant et plus marcher qu’en dansant. Je finis par me rendre compte que ça va peut-être être compliqué mais par contre je mets instantanément la musique au centre de ma vie. » (modzik.com)

« Mes icônes suprêmes sont Nico, PJ Harvey et Patti Smith... Après ça a été des groupes que j’ai écoutés, genre Sonic Youth et les Pixies. Mais à la base c'est surtout Nico, parce qu’elle a une voix grave, une espèce de poésie un peu solennelle. J’ai adoré la découvrir, ça été une petite révolution dans mon adolescence. » (leparisien.fr)

« Nico, Patti Smith et PJ Harvey ne sont pas des minaudeuses, elles ne sont pas là pour faire joli, mais parce qu’elles ont des convictions, un talent brut. » (cheekmagazine.fr)

« La première fois que j’ai entendu le Velvet, c’était dans un bus en route pour le collège. Un mec m’a fait écouter le morceau « I’ll be your mirror ». J’ai tout de suite été frappée par la voix suave de Nico. Pendant mon adolescence, j’étais assez complexée par ma voix que je trouvais trop grave. Nico m’a réconfortée, elle m’a donné envie de me lancer, je me suis dit « c’est possible ». (mamusicale.fr)

« J’adore Nico pour beaucoup de raisons. D'abord pour sa voix si singulière et profonde. On a l'impression qu'elle a des fantômes dans la voix. Et puis, il y a son élégance. Comme Françoise Hardy. J'aime cette élégance intemporelle. » (lecho.be)

« Françoise Hardy fait partie du top 10 des femmes qui m’ont le plus marquée. » (lemonde.fr)

« Françoise Hardy est une femme exceptionnelle, j’adore quand elle chante ses propres textes. L’album ‘’La question’’ est un petit bijou que je connais par cœur. » (Gala, 2019)

Françoise Hardy, pourtant peu dispendieuse en compliments, s’est fendue de quelques fleurs à l’adresse de Clara Luciani. « J’étais tellement flattée qu’elle parle de moi de manière élogieuse ! J’aimerais aller trouver la petite gamine que j’étais dans le Sud, qui s’ennuyait à mourir parce que personne ne voulait faire de la musique avec elle. Je lui dirais ne t’inquiète pas, sois patiente, un jour Françoise Hardy va dire du bien de tes chansons. » (lesinrocks.com)

*Le 14 juin 2018, elle a participé à l’émission « L’Heure bleue » de Laure Adler sur France Inter, en compagnie de Françoise Hardy. (franceinter.fr)

« Si je devais avoir une carrière rêvée ce serait celle de Patti Smith. Je suis assez touche à tout sans que je fasse très bien les choses, j’adore écrire et dessiner. Patti Smith fait des expos de photos, elle a écrit des livres … Elle ne se limite pas à être chanteuse et j’aimerais réussir à mélanger le plus possible tous les arts dans ma vie. » (leparisien.fr)

Quelles sont les influences qui nourrissent votre musique ?
« Le Velvet Underground et Lou Reed, du rock plus psyché comme Spacemen 3, Spiritualized, Pond, The Horrors… Et la chanson française : Jacques Brel, William Sheller, Barbara, Juliette Armanet, Albin de la Simone, Benjamin Biolay, Alex Beaupain et Raphaël. Les femmes écrivains comptent beaucoup pour moi : Colette, Virginia Woolf, Annie Ernaux, Delphine de Vigan, George Sand… Il y a cette phrase de Colette qui me semble très importante : « Il faut avec les mots de tout le monde écrire comme personne ». C’est ce que j’essaye de faire. » (rollingstone.fr, 2018)

« J’aimerais bien chanter avec Chiara Mastroianni, Juliette Armanet, Françoise Hardy, Feu ! Chatterton, PJ Harvey ou Nick Cave. D’ailleurs s’il veut m’épouser on peut s’arranger ahah, on en a pas des comme lui en France. » (generalpop.com)
« J’ai deux familles d’influences. D’un côté, la chanson et la pop françaises : Françoise Hardy, dont je suis fan absolue, Léo Ferré, William Sheller, Michel Legrand… De l’autre, le rock anglo-saxon de Spiritualized, The Jesus and Mary Chain, PJ Harvey, Patti Smith... » (parismatch.com, 2018)

« J’aime bien PNL, car ils ont ce côté hyper mélancolique, à fleur de peau. C’est des néo-Baudelaire, et il n’y a qu’eux qui font cela à mes yeux. Il y a un quelque chose de tellement triste et tellement vrai, ça me renverse. C’est sûrement le projet qui m’a mis la plus grosse claque, alors que je m’y attendais le moins. Peut-être que Nekfeu a ouvert cette porte, que je n’aurais jamais eu la curiosité d’écouter PNL si je n’avais pas travaillé avec lui. Même si ce que fait Nekfeu est très différent de ce qu’ils peuvent faire, ça reste un truc plus rap que moi en tout cas [rires]. » (konbini.com)

« J’aime bien « Sapé comme jamais » de Maître Gims mais en ce moment j’ai tout le temps en tête « Tchikita » de Jul. Ce n'est pas forcément de grandes paroles mais je trouve ça fou et hyper sonore et j’aimerais trop faire des chansons comme ça un jour. » (leparisien.fr, 2018)

Reprises

Elle s’est fait connaître notamment avec reprises : « Jean Bleu » de Lana Del Rey (pour Konbini) et « La Baie » de Metronomy.

Pourquoi reprendre des chansons en français ? C’est dans la lignée de ce qui se faisait dans les années 1960, ou bien pour amener encore quelque chose de nouveau à ces morceaux?
« Y’a de ça, clairement ! J’étais assez fan des reprises de Marie Laforêt, qui reprenait les Stones en français : ça m’a toujours fascinée et je trouvais l’exercice hyper cool, donc j’avais envie de m’y mettre. Et puis il y avait des chansons que j’adorais, que j’avais envie de reprendre mais je voulais qu’il y ait une valeur ajoutée quoi ! Et je me disais “qu’est-ce qui pourrait me permettre de mettre un peu de moi dans ces chansons-là?”. Les transposer en français tout en me permettant certaines libertés, je trouvais que c’était un bon compromis pour faire une reprise assez personnelle. » (tsugi.fr)

Sa voix

Elle a longtemps été complexée par sa voix grave. « Quand j’étais en primaire, à la chorale de l’école, le maître avait divisé la classe en deux, mettant les filles d’un côté et les garçons de l’autre… et m’invitant à prendre place du côté des garçons parce que ma voix était trop grave. » (rfimusique.com)

« J’ai beaucoup écouté Joan Jett, Nico, Juliette Gréco, Dani, des femmes avec des voix atypiques et aussi très sensuelles. Quand j’étais plus jeune, je ne pensais pas qu’une voix grave pouvait être aussi féminine. » (litllelions.fr, 2016)

« Ce que j’aime vraiment chez Nico comme chez Françoise Hardy c’est le fait de chanter droit, sans chichi. Ce sont des musiques et des voix qui vieillissent super bien parce qu’elles ne sont pas marquées par une tendance. A force de faire des concerts je travaille ma voix dans ce sens-là : j’esssaie de me dégager des fioritures, de choses parasites et d’aller à l’essentiel, comme dans mon écriture d’ailleurs. Je veux être comme l’OM en fait, « droite au but ». » (generalpop.com)

Ecriture/composition

« Écrire des chansons c’est génial, c’est un peu comme écrire des poèmes. Souvent les deux me viennent en même temps, musique et paroles. C’est une alchimie. Parfois j’ai des phrases dans la tête qui me viennent en musique. Je suis dans le métro avec mon dictaphone, les gens doivent se dire que je suis possédée. J’essaie toujours d’écrire les textes d’un trait, et pas trop pompeux. Je n’aime pas trop quand on ne comprend pas ce qu’une chanson raconte. » (rocknfool.net)

La scène

« Je suis assez anxieuse avant de monter sur scène et du coup j’ai téléchargé Petit Bambou, ça apprend à respirer et ça marche trop bien. Tout le monde se fout de ma gueule. Je fais un truc encore moins sexy, je tricote. Benjamin Biolay s’est trop foutu de moi : il est passé dans ma loge « c’est plus ce que c’était le rock’n’roll ! » (rocknfool.net)


PERSONNEL

Sa sœur aînée est aussi musicienne. Elle s’appelle Ehla et a notamment collaboré avec Grand Corps Malade sur le titre « Poker » qui figure sur l’album « Plan B » sorti en 2018. (amazon.fr)

DISCOGRAPHIE

2018 : Sainte-Victoire

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