Anna Chedid, alias Nach, est née en 1987. (franceinter.fr)

Elle est la fille de Louis Chedid, la sœur de –M- et de Joseph, musicien. Elle est également la petite fille d'Andrée Chedid écrivain et poétesse. (franceinter.fr)

Quelle place tenait la petite Anna dans la famille Chedid?
« Je passais mon temps à les obser¬ver, en rêvant de monter un jour sur scène afin d’ex¬pri¬mer tout ce que ma timi¬dité m’em¬pê¬chait de dévoi¬ler. Petite, dès que je jouais des mini¬ pièces de théâtre, je m’ani¬mais jusqu’à deve¬nir rigo¬lote, alors que j’étais toujours angois¬sée. Il faut dire que je suis née au mauvais moment, en pleine sépa-ra¬tion de mes parents… Fini la famille modèle, le papa, la maman et les quatre enfants… tout a volé en éclat. Ceci explique cela. » (gala.fr, 2015)

Si vous êtes une enfant de la balle, vous avez tout de même envisagé ce métier sérieusement. Vous avez fait le conservatoire par exemple.
« Bien sûr, la musique a bercé mon enfance et j’ai toujours été en contact avec des instruments de musique. Si j’ai été sensibilisée à cet art, je ne pensais réellement pas du tout en faire mon métier. Je pensais être psychologue ou comédienne. En fait, j’écrivais beaucoup. Un jour, j’ai écrit un morceau pour quelqu’un et j’ai commencé à le chanter. Et là, j’ai eu une révélation très forte. J’ai compris que moi aussi, j’étais reliée à la musique… comme presque tout le monde dans ma famille. » (mandor.fr, 2013)

« Petite, j’étais fasci¬née par les comé¬dies musi¬cales des années cinquante et soixante. Je faisais des claquettes, toute seule, devant ma télé. De plus, chez les Chedid, on apprend la musique comme on apprend à parler. Puis, au fil de ma scola-rité, je me suis sentie atti¬rée par la psycho¬lo¬gie. Peut-être parce que je suis hyper¬sen-sible. Je me souviens que pour mes huit ans, ma grand-mère Andrée (femme de lettres et poète, ndlr) m’a offert un cahier rouge et un stylo à plume. Depuis ce moment précis, je n’ai jamais cessé d’écrire des poèmes. Natu¬rel¬le¬ment, j’ai commencé à les mettre en musique, et fata¬le¬ment, je les ai chan¬tés. Là, en bonne fille timide, complexée et intro¬ver¬tie à tendance asociale, j’ai eu La révé¬la¬tion: je m’ex¬pri¬mais mieux en chan¬tant qu’en parlant. Mon petit monde était créé, et écrire, compo¬ser et chan¬ter en étaient les fonda¬tions. » (gala.fr, 2015)

En 2008, elle publie son premier EP « Elle ou moi ». « Je fais de la musique depuis très longtemps mais Nach, mes chansons, ce que j’écris, se construisent depuis 2008. Je suis passée par plein de choses, j’ai fait du chant lyrique, j’ai fait du jazz, et puis, j’ai commencé à écrire mes chansons. C’est un parcours atypique parce que c’est le mien mais comme pour tout le monde, un style, une musique évolue à travers ce qu’on vit aussi donc Nach a évolué avec moi de mes 20 ans à mes 28 ans. » (emb-sannois.org)

Nach, c’est la fin d’Anna et le début de Chedid. Pourquoi le besoin de te créer un personnage pour monter sur scène ?
« J’adore le spectacle, tout vient de là. Je suis une fan des comédies musicales des années 50 et 60, j’adore l’image, le théâtre, et je voulais enrober ma musique d’images et de show. C’était évident de créer un personne, même si Nach est le pont entre mon prénom et mon nom, donc c’est au final hyper intime. » (touslesfestivals.com, 2015)

Votre père vous a-t-il dissua¬dée de faire ce métier?
« Il n’a pas eu besoin de me mettre en garde, je l’ai vu de mes yeux. Mon père n’a pas eu une carrière qui ressemble à une ligne droite, il a eu des hauts et des bas, un jour adulé, un autre oublié… c’est très dur, psycho¬lo¬gique¬ment. Même pour mon frère Matthieu, très exposé dès ses débuts, ça a été diffi¬cile. Ils m’ont donc conseillée d’être forte. Comme ils m’ont vue m’épa¬nouir, m’ou¬vrir au monde grâce à la chan¬son, ils m’ont dit de foncer tête bais¬sée. Ce que j’ai fait! » (gala.fr, 2015)

Vous sentez-vous mieux armée pour affron¬ter le monde du show busi¬ness?
« J’ai la chance d’avoir une famille avec laquelle je peux parler de tout. Elle me fait béné¬fi¬cier de son expé¬rience, me rassure et, surtout, j’ai des réponses à chacune de mes ques¬tions. Elle met des mots sur mes maux et mes doutes. Et ça, c’est précieux. » (gala.fr, 2015)

De 2010 à 2012, elle fait une tournée avec son frère, M, où elle fait les chœurs et joue du clavier. « C’est fou parce qu’il y a aussi mon autre frère Joseph dans l’aventure. Donc, se retrouver tous les trois dans ce cas de figure, c’est très fort. Joseph et moi, on avait peu d’expérience et on s’est retrouvé à faire 12 Olympia, 3 Bercy, Les Vieilles Charrues devant 60 000 personnes, on est parti en Chine, au Canada… bref, c’était la folie totale. Ça a été un rêve fulgurant de deux ans. Matthieu a été notre pilier. Il nous a beaucoup appris. » (mandor.fr, 2013)

En 2013, elle joue en première partie de Thomas Dutronc à l'Olympia. (gala.fr)

Le 6 avril 2015, elle a sorti son premier album éponyme. « ‘’Cœur de Pierre’’ parle de ces moments de la vie où on se sent invincibles mais en fait, même un cœur solide peut se briser. » (youtube.com)

« ‘’Ame mélodique’’ parle du rythme de nos pas, du battement de notre cœur qui donnent le tempo de notre musique intérieure. » (youtube.com)

« ‘’Lève-toi évoque l’idée de renaissance, d’entrer dans un nouveau monde où on peut aller encore plus loin. » (youtube.com)

« ‘’Je suis moi’’ parle de la pression que se mettent les filles pour être toujours plus belles, plus sexy, plus drôles. C’est une folie assez drôle que j’ai vécue. » (youtube.com)



« ‘’Je te veux’’ parle d’un chagrin d’amour, d’une vraie blessure qui se transforme en cri. » (youtube.com)

« ‘’Oh oui je t’aime’’ est une ode à Paris. J’entretien un rapport d’amour-haine avec cette ville. Paris peut parfois m’oppresser et pourtant je la trouve géniale. » (youtube.com)

« ‘’T’es haut’’ raconte la triste histoire de la perte d’un être cher. » (youtube.com)

« ‘’Ce qu’ils deviennent’’ parle des plus beaux souvenirs de notre vie. Ce sont nos trésors les plus précieux. Ce morceau a été fait à quatre mains. Il a été composé avec Fabien Cahen et William Rousseau et co-écrit avec Orelsan. » (youtube.com)

« ‘’Love’’ parle de suivre son chemin de vie. Parfois, on ne sait pas quel chemin emprunter. Il y a une voie qui est la bonne, il faut juste savoir l’écouter. » (youtube.com)

« A la base, ‘’A toi mon étranger’’ est un poème. C’est un message d’amour et de paix. La meilleure façon de déclamer ce poème était de faire une musique assez répétitive, quelque chose de vaudou. » (youtube.com)

« ‘’Juste là’’ est un morceau qui parle de la paix intérieure. Il faut être capable de s’arrêter un moment et de se rendre compte qu’en fait tout est là. » (youtube.com)

« ‘’Chante encore’’ est pour moi une bonne manière de conclure cet album car cette chanson parle de mon amour pour le chant. Ce moyen d’expression qui me fascine et m’anime. » (youtube.com)

Elle fait une tournée avec son père et ses deux frères, -M- et Joseph. « On est tous les quatre comme des fous, ça va être une expérience humaine incroyable. Et n’y voyez aucun égo, mais mon disque sortant avant, je vais pouvoir exister (un petit peu) en tant que Nach avant le concert familial. Nach, c’est le pont entre la fin d’Anna et le début de Chedid, entre d’où je viens et qui je suis, il m’était impossible de refuser cette tournée. » (gala.fr, 2015)

D’où vient cette idée de réunion familiale sur scène ?
Louis Chedid : « Alors que Matthieu faisait Bercy, on s’est retrouvés à chanter tous les quatre sur scène : on a vu l’impact que ça pouvait avoir. Une amie commune était là ce soir-là et nous a poussés dans l’idée d’aller au bout de l’expérience – même si on y pensait déjà. C’était en plus le moment de le faire : Joseph et Anna ont leur disque, leur carrière qui démarre… » (petit-bulletin.fr)

Le 30 mai, elle a participé aux côtés d’Oxmo Puccino, Tété, Louis Chedid ou Florence Foresti au « Live Extraordinaire de - M –» au profit du Secours populaire au Zénith de Paris.

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