Née à la fin des années 80 en banlieue parisienne, Marie-Flore évolue dans un milieu culturellement favorable. Travaillant dans l’administration hospitalière, son père est écrivain à ses heures ; professeur de lettres, sa mère chante dans des chorales. (radioneo.org)

Ses parents l’ont prénommée Marie-Flore, en référence à une chanson de Joan Baez. (popnews.com, 2010)

Enfant, pour imiter son frère qui joue du violon, elle décide d’apprendre l’alto au conservatoire. Un apprentissage qui durera 8 ans. «Je n'étais ni très douée ni assidue, ce n'est pas un enseignement qui me convenait. Et puis vers 16/17 ans, j’ai raté mon examen du conservatoire, ce qui m’a mis dans une rage folle, et du coup j’ai arrêté. En réaction, j’ai pris une guitare, et j’ai appris toute seule sur les bancs de la fac. J’ai commencé à écrire mes premiers textes en français, mais très rapidement je suis passée à l’anglais. » (facezine.com)

A 20 ans, elle quitte la fac pour se consacrer entièrement à la musique. (leprescripteur.com)

2009

Elle sort un premier EP, « More Than Thirty Seconds If You Please », entièrement chanté en anglais. « J’écrivais en anglais parce que c'est ce que j'écoutais. J'ai toujours écouté du rock indé des années 60. J'ai beaucoup voyagé et l'anglais ça m'a toujours passionné. Je m'amusais à faire des traductions de texte. Le rapport à la langue m'a toujours amusé. Et puis je faisais du folk, donc ça s'y prêtais plus.» (chartsinfrance.net)

2010

Elle assure les premières parties de Pete Doherty. « C’est une personnalité forte en couleur, il est lui-même et c’est ce qui m’a plu dans son approche de la musique et sa manière de voir les choses. Évoluer musicalement à côté de quelqu’un qui a la musique en lui m’a beaucoup appris. » (leprescripteur.com)

2012

Elle coécrit les paroles de l’album « Pursuit » des Stuck in the Sound. « C’est galvanisant d’entendre une superbe musique habitée par les mots qu’on a écrit.» (radioneo.org)

2014

Elle sort l’EP « By the dozen ». (itunes.com)

2017

Elle sort son premier EP en français, « Passade digitale » sur lequel figure notamment le titre « Palmier d’hiver ». « C’est un directeur artistique qui m’a suggéré d’écrire en français. A la base, j’ai écrit “Palmier en hiver” pour me moquer gentiment de lui, la première phrase c’est : des palmiers en hiver, qu’est-ce qu’on va bien pouvoir en faire ? Pour moi c’était une blague, je voulais faire une caricature pseudo poétique, j’ai écrit ça en une heure, j’ai commencé à chanter et je me suis dit “Mince, c’est pas si mal au final !” (rires) J’avais aussi fait le tour de l’écriture en anglais et de la manière dont je pouvais aborder les choses. » (leprescripteur.com)

« Quand j’ai fait écouter ma première chanson en français “Palmier d’hiver” à une copine, elle a pleuré et m’a dit que c’était la première fois qu’elle comprenait vraiment ce que je voulais dire dans mes chansons. Je ne m’étais pas rendue compte qu’écrire en anglais pouvait être une barrière de langage pour les gens qui ne comprennent pas forcément les subtilités. » (leprescripteur.com)
La chanson « Passade Digitale » parle des amours qui démarrent sur applications. « C’est une chanson qui parle d’amour moderne. Pour le coup, cette chanson est assez loin de moi. Je ne vais pas sur les applis, ça me fait un peu peur. En l’écrivant, je ne pensais pas qu’il parlerait autant aux gens. Aujourd’hui, nos rencontres sont éphémères, dématérialisées. Il y a un consumérisme du corps de l’autre. La chanson parle de ça mais aussi du fait qu’on n’en sort jamais indemne. Les applications facilitent la rencontre. Mais il y a aussi quelque chose de triste dans cette façon de faire. Quand je chante « rouge et le pétale sur mon lit d’hôpital », c’est pour dire qu’on est parfois léger dans ces rencontres mais qu’elles peuvent aussi finir très mal finir. » (tetu.com)
2018
Elle écrit le titre « Comme un signe » interprété par Sofiane Ledhem. « J’adore écrire pour les mecs. Je crois même que je préfère écrire pour les garçons. J’aime bien leur mettre des mots dans la bouche. (rires). » (tetu.com)
MUSIQUE

Influences et goûts musicaux

« Depuis toujours j’écoute de la musique des années 60, du garage, où du rock type Brian Jonestown Massacre, Black Rebel Motorcycle Club… » (facezine.com)

« Leonard Cohen pour moi c’est un tout. Dans l’orchestration et dans sa voix, il y a une puissance et une gravité qui me transcendent et me transportent. Et dans les textes aussi. En même temps, c’était un artiste multi casquettes, il dessinait, faisait des poèmes. C’est Dieu pour moi. Ses chansons sont les chansons que j’ai le plus écouté dans ma vie. S’il ne restait qu’un artiste, c’est lui que j’emporterais. Même si sur certains albums, la production a un peu vieilli. Mais c’est aussi ça qui participe à la magie de ses enregistrements. » (facezine.com)

« Il y a une magie folle dans le dernier album de Leonard Cohen, “You want it darker”. Il s’agit d’un disque un peu visionnaire : il parle de lui avant de partir. Il me soigne et m’accompagne car la manière dont il aborde sa mort est apaisante. Et ça me rassure car je n’ai pas cette sagesse sur le sujet. » (facezine.com)

« Les Brian Jonestown Massacre c’est un groupe qui m’a forgé. Anton Newcombe, le leader, est un personnage extraordinaire, j’adore leurs sonorités. Je l’admire aussi car il est extrêmement prolifique. Il n’y a aucune chanson à jeter. C’est la dernière icône du rock pour moi. » (facezine.com)

Elle aimerait faire un duo avec Damso. « J'aime le grain de sa voix qui m'émeut vachement. J'aime croire, je ne sais pas, que certains de ses textes sont à double lecture, à tiroirs. J'adore ce mec, je ne sais pas pourquoi. Je ne le rencontrerai sans doute jamais mais j'aime beaucoup ce qu'il fait. » (chartsinfrance.net)

« Ma playlist idéale ? « L’Amour et la Violence de Sébastien Tellier, suivi de Underwater Boy de Virna Lindt, puis Sur Paname de PNL et on termine avec La Dolce Vita de Christophe. » (infrarouge.fr)

« J’aime beaucoup “Le monde Chico” de PNL que j’ai découvert très tard. Au début, je me demandais ce que c’était, et finalement cet album est devenu obsessionnel et m’a beaucoup accompagné ces deux dernières années. J’adore leurs voix, leur débit, leur positionnement. Je trouve que c’est un peu des rockstars et ils racontent une réalité qui me ramène à mon enfance, à la cité où j’ai grandi, et je trouve ça cool. J’aime aussi beaucoup Dua Lipa. C’est pas que je n’aime pas les filles en musique, mais elle, elle m’impressionne beaucoup. Je la trouve belle, j’adore sa voix. C’est très mainstream, mais il y a quelque chose qui m’émeut chez elle. J’aime ses prods, et j’ai une grande admiration pour elle. Ce sont des filles, comme Christine, qui font un travail énorme, à la fois physique et mental, et qui vont jusqu’au bout. Elles sont à leur place quoi. Et personne ne pourra les arrêter. Et je crois qu’il n’y a que comme ça, quand tu es une femme, que tu y arrives. » (facezine.com)

Ecriture/composition

Qu’est-ce qui t’arrive en premier, les textes ou les mélodies ?
« Toujours les textes. Ça démarre par une phrase qui vient tout installer. C’est là que je trouve le ton. Ensuite seulement je me mets au piano. Je brode. J’essaie de trouver une mélodie qui va. Et s’il y a un match entre les premières lignes que j’ai écrite et la mélodie, ensuite, c’est l’autoroute.» (tetu.com)

Tu joues beaucoup avec les mots. C'est venu naturellement ou ça s'apprend ?
« Tu apprends à te connaître. Mais je lis assez peu, hélas. J'ai beaucoup lu plus jeune car ma mère est professeure de littérature, j'ai eu une éducation extrêmement fournie culturellement mais j'ai rapidement lâché tout ça à l'adolescence. L'écriture de mes textes, je pense que je l'ai fait toute seule. D'écrire en anglais pendant dix ans aussi, ça forge une culture du truc qui claque, du son qui rebondit, le sens de la formule, les images. Je pense que ça vient de ça. » (chartsinfrance.net)

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