Ses grandes dates

1979 : Naissance à Poitiers.

2000 : Il s’installe à Paris pour prendre des cours de chant avec Klaus Blasquiz, du groupe Magma, et multiplie les expériences professionnelles dans la pub, le cinéma, la télévision.

2005 : Il participe à trois groupes plutôt pop-rock : Moon Pallas, Kim Tim et Alan Cock dans lesquels il signe les compositions et chante en anglais.

2011 : Il chante dans plusieurs spectacles du chorégraphe Pierre Rigal grâce auxquels il parcourt le monde.

2017 : Il sort son premier album, « Un ».

Actualité

Son deuxième album « Tempéraments », sorti le 22 mars 2019, a été réédité le 7 février en version numérique avec 4 inédits dont « Folie douce » enregistré avec Juliette Armanet.

«J’étais en tournée pendant la création de cet album. Je m’imprégnais beaucoup de ce que nous vivions en concert, de l’énergie que nous envoyait le public, de l’amour, de la route, de quelque chose de parfois sauvage. Je ne réfléchissais pas trop à ce que je devais faire, je plongeais dans la composition de ces morceaux, heureux de faire ce métier et de jouer. J’explorais, j’avais l’impression que je dialoguais avec la musique que je créais.» (labibleurbaine.com)

Dans ce disque, il fait le point sur ses sentiments, ses désillusions, parle d’amour et du temps qui passe, sans pathos. « “Tempérament”, c’est la première chanson de l’album que j’ai composée. C’est ce morceau qui a donné la base de tout le reste. Et l’album Tempéraments regroupe plusieurs facettes de moi-même, j’ai l’impression d’avoir plusieurs humeurs.  C’est à l’image de la pochette de l’album, de couleur bleue. Je peux avoir l’esprit très clair, être très joyeux, très blagueur, et parfois je peux aller plus en profondeur, être un peu sombre… Je me ballade entre un bleu clair et un bleu foncé ! » (actus.sfr.fr, 2019)

De Tempéraments, on retient le rythmique “Epouser la Nuit”, hymne à la vie nocturne, la balade cuivrée “Dis-moi qu’t’y penses”, et “Autrement”, touchante ode au temps révolu qui trotte régulièrement dans un coin du cerveau. De la pop cotonneuse qui prend presque des allures de méditation. « Le temps qui passe ne me fait pas peur, je vis au jour le jour. Mais ce qui est marrant, c’est que quelque part, j’ai l’impression de ne pas avoir grandi depuis que j’ai 14 ans. » (lebonbon.fr)

« ‘Belles sueurs’ est plutôt un titre à prendre au second degré. C’est une façon de se moquer de moi. En règle générale, j’aime bien rigoler de moi-même. Pour ‘Histoire d’autres’, il s’agit surtout de parler d’amour, et tout ce qui va avec. » (cacestculte.com)

Il interprète le titre « A tes côtés » en duo avec Etienne Daho. « On s’est rencontrés au MIDI Festival à Hyères dans le sud de la France. Et je savais qu’il jouait à Poitiers, dans ma ville, alors je lui ai dit : "Ce serait bien qu’on fasse un morceau ensemble." De là est née cette amitié musicale, en se disant "faut vraiment qu’on fasse quelque chose". J’ai composé un morceau, je lui ai présenté, il m’a dit : "Faisons-le." » (actus.sfr.fr, 2019)

« On me compare souvent à Étienne Daho, nos univers ne sont pas si lointains. Je me suis souvenu de ses tubes des années 80 et j’ai pris beaucoup de plaisir à écrire pour lui. J’ai pensé cette chanson pour lui, ça fait du bien de penser aux autres. » (rfimusique.fr, 2019)

Ce duo est une ode à leur amitié. « On rencontre des gens et on ne se pose pas de question, on avance, on est bien l’un avec l’autre, la main sur son épaule. Quand j’ai écrit le texte, je me suis vraiment inspiré de notre rencontre. » (actus.sfr.fr, 2019)

« A tes côtés » a été mixé par Philippe Zdar (membre du duo Cassius, décédé en juin dernier). « Ça faisait 15 ans que je voulais travailler avec cette personne-là. Vraiment, je me battais pour travailler avec lui. Et on était en studio avec Étienne Daho, il me disait qu’il le connaissait très bien. Alors j’ai envoyé un message à Philippe Zdar. Je lui ai dit : "J’enregistre un morceau avec Étienne Daho." Il m’a dit : "Je vais le faire, je vais le mixer." C’était un rêve d’enfant. Puis on en rencontre peu des personnes comme ça. C’est quelqu’un qui avait une énergie incroyable, qui vivait vraiment l’instant, tout le temps. Je crois que de travailler avec Philippe Zdar, c’est un de mes plus beaux souvenirs. » (actus.sfr.fr, 2019)

L’album a été mixé par Ash Workman, l’ingénieur du son de Metronomy. « Metronomy est un groupe que j’aime beaucoup et je trouve que les albums qu’il a mixés sont super bien. J’aime beaucoup les textures, la façon dont sont placés les sons. J’aime beaucoup son travail, y compris celui qu’il a fait aussi avec Frànçois and The Atlas Mountains. C’était vraiment la première personne avec qui je voulais travailler. » (actus.sfr.fr, 2019)

« Je suis parti en Angleterre avec Amaury Ranger, qui joue dans Frànçois and The Atlas Mountains, c’est grâce à lui, et à mon label, que j’ai pu travailler avec Ash Workman. On est partis tous les deux travailler là-bas, c’est tout au sud de l’Angleterre, c’est à la mer, t’es coupé de tout, coupé du monde. J’avais préparé mes arrangements et là on a pris le temps de bien faire les sons, de bien les placer ensemble. C’est lui qui a mixé, mais c’était vraiment un travail de collaboration. » (actus.sfr.fr, 2019)

« Il y a quatre ans, il était question d’arrêter la musique. Mais il faut toujours franchir les obstacles. Quand j’étais enfant, ma mère me poussait, seule contre tous, à faire de la musique. C’est mon rêve depuis tout petit. La musique est en moi. Et c’est peut-être la seule chose que je sais faire. Aujourd’hui, je tâche de faire de bons concerts. » (cacestculte.com, 2019)

« Souvent, je me dis que je suis content de vivre ce succès maintenant. Je reste intègre avec ma musique : à 20 ans, je l'aurais peut-être davantage pimpée. Et j'ai des plaisirs qui sont ma vie, mon chez-moi, cuisiner tranquille, être dans la nature, parfois. Plus jeune, j'aurais pété les plombs. Franchement, la vie n'a pas toujours été cool. Je me suis cherché longtemps. Arriver à cela, enfin, me rend vraiment très heureux. » (grazia.fr)

Il jouera le 28/02 à Saint-Sulpice-la-Pointe, 06/03 à Aurillac, 13/03 à Nantes, 21/03 à Aix-en-Provence, 26/03 à Besançon, 28/03 à Lieusaint, 22/04 au Printemps de Bourges, 20/05 à Alfortville et le 10/06 à La Cigale à Paris.

BIOGRAPHIE

1979

Malik Djoudi est né à Poitiers en 1979, d’un père français et d’une mère vietnamo-algérienne. (lexpress.fr)

Il a son premier choc musical à 6 ans lorsqu’il découvre le clip « Thriller » de Michael Jackson. « Je me souviens avoir le clip Thriller, caché derrière la porte du salon, cela me faisait peur. J’étais fasciné par ce chanteur, par des vidéos de lui enfant dans les Jackson 5. Cela m’a donné envie de devenir chanteur, mais ça me semblait difficile. Il n’y a pas de musiciens dans ma famille. À la maison, mes parents écoutaient beaucoup Gainsbourg ou Supertramp, il y avait aussi Klaus Nomi, un chanteur à la voix haut perchée. » (rfimusique.fr)

Il compose ses premières chansons vers 13-14 ans, sur le piano de son beau-père. « C’est sur ce piano, sur lequel personne ne jouait, que j’ai créé mes premiers accords, en autodidacte. Je ne sais toujours pas bien en jouer, j’apprendrai lorsque je trouverai le temps. » (rfimusique.fr)

Il se souvient avoir été dégoûté du solfège pendant les cours de musique au collège. « Arrivé au collège, les cours de solfège me faisaient pleurer et pleurer. Ça me semblait tellement absurde de faire des maths avec la musique.» (lebonbon.fr)

« Je ne sais pas lire une partition, je ne veux pas apprendre car je souhaite préserver la magie. Pour moi la musique est sacrée, je veux collaborer avec elle avec spontanéité, et instantanéité dans un dialogue, sans savoir à quoi m'attendre. Il faut que les sons me parviennent dans la tête car ce sont eux et leurs accidents que j'approfondis sans cesse et qui me guident ; même chose pour les mots car je n'ai jamais écrit autres choses que des chansons. » (mouvement.net, 2019)

2000

Son bac littéraire au lycée autogéré d’Oléron en poche, Malik Djoudi prend une année sabbatique. Puis, après 8 jours en amphi à la fac de sociologie de Poitiers, il décide de s’installer en 2000 à Paris pour prendre des cours à l'école des musiques actuelles (ATLA) où il a pour professeur Klaus Blasquiz ; le chanteur du groupe historique Magma. (mouvement.net, 2019)

« Je suis autodidacte. J’ai juste pris des cours de chant avec Klaus Blasquiz. Mais ce n’était pas avec des notes, c’était très ludique, c’était sur le rythme un peu, mais tout ça sans jamais avoir de codes musicaux. C’était vraiment du feeling et un peu de respiration. » (manifesto-21.com)

2001

Il commence à gagner sa vie en composant des musiques pour la télévision et la publicité. « J’ai travaillé pour tout ce qui était génériques, dessins animés. J’ai travaillé sur une série animée, « Zentrix », pour la télé. C’est vraiment un exercice différent, c’est de la commande. Il m’arrive aussi de travailler pour de la pub, ce n’est pas du tout le même univers. J’aime bien le faire, ce sont des petits challenges, je dois répondre à quelque chose. » (manifesto-21.com)

« J’ai pu acheter un home studio et commencer à faire des arrangements. » (lebonbon.fr)

2005

Vers 25 ans, il participe à trois groupes plutôt pop-rock : Moon Pallas, Kim Tim et Alan Cock dans lesquels il signe les compositions et chante en anglais. (rfimusique.fr)

2007

Il compose avec Sébastien Schuller la musique du film « Notre univers impitoyable » de Léa Fazer. (pierrerigal.net)

2011

Il chante dans plusieurs spectacles du chorégraphe Pierre Rigal (« Micro » en 2011, « Même » en 2016), grâce auxquels il parcourt le monde. (lebonbon.fr)

2015

Il compose la musique du spectacle Touch me de Sabine Molenaar. (pierrerigal.net)

2017

C’est lorsqu’il entame un voyage au Vietnam sur les traces de sa grand-mère tout juste décédée, qu’il acquiert la confiance nécessaire pour se lancer en solo. De retour à Paris, il se met à composer son premier album, « Un ». (lebonbon.fr)

« Ma grand-mère vivait en France, c'était un pilier dans ma vie. Je n'étais jamais allé là-bas, c'était redoutable pour moi. Je suis parti sans rechercher quoi que ce soit, juste le village où elle est née. J'ai retrouvé sa maison et sa famille, donc la mienne, qui était encore là. Ils ne savaient pas que j'arrivais, on a tous pleuré. Je leur ai donné ses cendres. C'était quelque chose que je devais accomplir. » (grazia.fr)

« Pendant 15 ans, j’ai écrit en anglais, je n’aimais pas ma voix en français. Je n’arrivais pas à écrire ni à faire sonner cette langue. Il y a eu un déclic lors d’un voyage au Viêt Nam à l’été 2016, sur les traces de ma grand-mère. Je me suis mis devant mes instruments et les premiers mots qui sont sortis étaient en français. Cela m’a plu et j’ai composé tout un album en français. Savoir d’où l’on vient, se retrouver… cela a été important à une époque où je me cherchais artistiquement et personnellement. » (rfimusique.com)

« Quand j’étais plus jeune, mes parents écoutaient pas mal de musique française : Bashung, Gainsbourg, Brel etc. Pourtant dans mes premiers groupes, je chantais uniquement en anglais, jusqu’à mon premier album. Avec le recul, j’ai l’impression que je me cachais derrière cette langue, et écrire en français me semblait inaccessible par rapport aux auteurs cités précédemment. » (lecanalauditif.ca)
L’album reçoit un très bel accueil notamment grâce au single « Sous garantie ». « Ça m’a donné les larmes aux yeux. Je ne pensais pas du tout que ça se passerait comme ça, je pensais plutôt donner des CD à des copains ! Je m’en souviens très bien, j’étais chez moi, je cuisinais, j’ai entendu Sous garantie à la radio. Ça m’a donné les larmes aux yeux. Et après toutes les critiques qui sont arrivées… Je ne m’attendais pas du tout à ça ! » (musique.sfr.fr)

2018
Il multiplie les concerts et joue dans les festivals les plus en vue de l’Hexagone (Nuits de Fourvière, Francofolies, Rock en Seine…) et assure les premières parties d’Etienne Daho. (DP, 2019)
2019

Le 20 novembre, il joue au Trianon à Paris. (letrianon.fr)

MUSIQUE

Sa voix

« Lorsque j’avais 6 ans dans les bus scolaires, mes copains me demandaient de chanter Carmen (l'opera de Georges Bizet, ndlr). Par la suite, j’ai retrouvé cette voix en écoutant Kazu Makino, la chanteuse du groupe Blonde Redhead. Elle m’a beaucoup inspiré. Ma voix est naturelle, je ne me pose pas la question de la tessiture vocale, ça sort comme cela. On me compare parfois à Christophe ou à Connan Mockasin. La comparaison qui m’honore le plus, reste Kazu Makino. » (musique.rfi.fr, 2019)

Influences / Goûts musicaux

«J’écoute pas mal de musique comme Blonde Redhead, James Blake, LCD Soundsystem, Sébastien Tellier, Serge Gainsbourg, The XX, les Daft, King Krule… Ce sont des artistes qui m’ont beaucoup touché et me touchent encore aujourd’hui par leur côté mélodique, leurs mots et le fait qu’ils utilisent parfois ces sonorités entre l’acoustique et l’électronique.» (labibleurbaine.com)

« J’aimerais collaborer avec James Blake et Connan Mockassin, car ce sont des chanteurs à la voix si singulière. Ils me procurent des frissons… Leur musique est hors-norme. J’aime le côté psyché chez Connan Mockassin, les dissonances… J’aime le côté synthétique chez James Blake, son minimalisme, les harmonies, la beauté de sa musique.» (labibleurbaine.com)

Avec quel artiste souhaiterais-tu collaborer, mort ou vivant ? En composition, interprétation, ou les deux ?
« Erik Satie à la composition, Barbara à l’interprétation. Barbara m’émeut tellement… » (artistikrezo.com)

« Bob Marley, je trouve ça très fort au niveau mélodique. » (artistikrezo.com)

Ecriture/composition

« Je réfléchis énormément à la musique que je crée. Elle est beaucoup dans ma tête. En Poitou, je me promenais souvent dans la nature pour prendre du recul, y voir plus clair. Je peux parfois écrire les textes bien après la musique. Viennent d’abord les accords, puis la mélodie et seulement les paroles, qui naissent des mélodies. Le sens des mots est tout aussi important que leur sonorité. » (rfimusique.com, 2019)

« Selon moi, une chanson, c’est comme une peinture : chaque détail compte. Je peux passer six mois pour trouver les trois mots qui manquent dans un texte. La musique, les paroles, les respirations et le placement des instruments sont tout aussi importants. » (pantin.fr)

« J’ai envie d’écrire avec des mots simples. Je raconte un peu ma vie, mes joies, mes doutes. Heureusement et malheureusement cela parle à ceux qui écoutent. Mais je ne le fais pas volontairement, je ne me dis jamais « Je veux parler à tout le monde ». Je ne veux pas, dans ma musique et dans mes textes, faire des choses compliquées. Mais c’est justement très compliqué de faire des choses simples ! » (rockenseine.com, 2018)

Tu as sorti deux clips très cinématographiques. Est-ce que le cinéma continue d’influencer ta manière d’envisager ta musique ?
« Bien sûr. Je peux avoir les mêmes sensations quand je vais voir un film ou quand j’écoute de la musique. Souvent quand je compose, je ferme les yeux et ça m’appelle et me rappelle des paysages. J’imagine un film dans ma tête et ça m’aide à composer. » (lavagueparallele.com)

Est-ce que tu te verrais composer pour le cinéma ?
« Tout à fait. Le film sur la musique ou la musique sur le film ça a des pouvoirs magiques. C’est comme le mot sur la musique. Ça façonne tout ça. » (lavagueparallele.com)

Et pour quel genre de films tu te verrais faire ça ?
« J’aimerais beaucoup composer pour Xavier Dolan. » (lavagueparallele.com)

La scène

« Sur scène j'oublie tout, je me sens possédé, ça me fait beaucoup penser à l'ivresse de la nuit. » (francetvinfo.fr)

DISCOGRAPHIE

2017 : Un
2019 : Tempéraments

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