Ses grandes dates

18 septembre 1988 : Naissance de Lukas Forchhammer à Christiania, au Danemark.

2003 : Il double la voix de Simba dans « Le Roi Lion 3 ».

2010 : Il forme le groupe Lukas Graham avec Mark Falgren, Magnus Larsson et Morten Ristorp.

2012 : Leur premier album sort uniquement au Danemark.

2015 : Leur titre « 7 Years », extrait de leur 2ème album « Lukas Graham (Blue Album) » connaît un succès phénoménal avec plus de 20 millions de ventes dans le monde.

Actualité

Leur nouvel album « 3 (The Purple Album) » est sorti le 26 octobre dernier.

Adolescent, les fouilles et la brutalité policière étaient choses courantes pour lui et ses amis. Ce sont ces années initiatiques que Lukas explore dans l’ouverture de l’album “Not a Damn Thing Changed” inspirée de ces expériences. « J’habite toujours à deux pâtés de maison de là où j’ai grandi. Je traîne toujours avec les mêmes gens, je peux aller visiter un ami et m’apercevoir qu’il n’est pas à la maison car il a été arrêté. Cette chanson rend aussi hommage à un de ces amis avec qui j’ai grandi et qui s’est pendu en janvier de cette année. Il avait trois mois de plus que moi et nous avions traversé cette vie ensemble. C’était le premier d’entre nous qui allait atteindre la trentaine. »

Le titre “NADTC” s’avère marquer un moment charnière dans sa vie, avec une évolution personnelle extraordinaire à l’image de ses ventes : son mariage avec son amie de toujours Rillo Schwartz (qu’il connaît depuis qu’ils avaient 18 ans) et la naissance de leur petite fille Viola.

Retour à 2013, alors que Lukas était dans un tout autre état d’esprit, troublé par la mort soudaine de son plus grand héros - à savoir son père - il sombrait dans un cercle vicieux : des fêtes sans fin où l’alcool coulait à flot, le tout entre deux prestations ; raison pour laquelle il perd sa voix pour un moment. Aujourd’hui, il s’entraîne presque quotidiennement (activité favorite, les anneaux de gymnastique), il pèse près de 15 kilos de moins et ne boit presque plus. Alors que sur l’album “Lukas Graham” sa peine prenait le devant, la mémoire de son père passe au second plan sur “3”, tout en étant évoquée de manière poignante comme sur le titre “Lullaby” (dédié à sa fille), et “Church Ballad”, où, comme lors d’une scène finale très cinématique, Lukas décrit sa marche vers l’autel pour rejoindre Rillo, à l’endroit même où son père reposait.

« Ce sont des émotions assez intenses. Je craignais de faire tout un album sur ma fille, tout comme je craignais d’en faire un entièrement dédié à mon père. J’avais écrit de nombreux poèmes et composé beaucoup de chansons après la mort de mon grand-père, car ce sentiment de deuil est une grande source d’inspiration. Mais si vous restez focalisés là-dessus, vous êtes bloqués, et mon père m’avait toujours conseillé de ne pas me laisser submerger par ce sentiment. »

L’album est principalement basé sur le thème de la famille même si d’autres sujets sont abordés. « C’est comme l’album précédent ‘’Blue’’, j’avais peur que ça ne parle que de mon papa qui est décédé et sur cet album aussi, comme ma fille prend beaucoup de mon temps, de mon cœur et de mon énergie, j’avais peur de ne pas pouvoir écrire à propos d’autre chose. Mais c’est vrai que c’est quand même pas mal basé sur la famille mais il y a une chanson où je demande par exemple à ma femme si je peux rentrer à la maison après une journée de travail, une chanson qui parle du climat politique actuel… J’ai essayé d’élargir les sujets. »

Alors que l’album a été presque entièrement écrit et enregistré entre septembre 2017 et avril 2018, Lukas passe encore deux mois à Copenhague avant de s’envoler pour LA avec Rillo et Viola afin d’y apporter les touches finales avec la même équipe que sur l’album précédent ; ses acolytes, les réalisateurs Morten “Rissi” Ristorp, Morten “Pilo” Pilegaard, le compositeur Stefan Forrest et l’ingénieur David LaBrel. C’est grâce à ce travail collectif que l’alchimie prend forme : les refrains sont fluides et vous restent instantanément en tête, comme l’illustre parfaitement le premier single “Love Someone”. Avec quelques simples accords de guitare en fond, Lukas évoque cette vulnérabilité qui vous habite lorsque vous comprenez que des enjeux croissants signifient aussi des risques plus grands.

« Les moments où vous essayez de vous en sortir sont simples en fait - vous n’avez rien à perdre. Mais après la naissance de Viola, j’ai réalisé que je pouvais tout perdre, ma famille et ma femme si je me comportais comme un abruti. Mais ce n’est pas une chanson d’amour triste, c’est un message plutôt positif que je lance. »

Sur d’autres titres, des refrains gospel et des chansons soul gorgées de cordes (“Hold My Hand”), se placent harmonieusement aux côtés de titres R&B pétillants qui vous invitent à prendre part (“Unhappy”). La pierre angulaire de l’album “You’re Not the Only One (Redemption Song)”, une chanson où Lukas se tourne vers l’extérieur, citant ses héros musicaux Bob Marley et John Lennon. C’est un appel à l’unité et à l’amour en ces temps de discorde et d’incertitude politique dans le monde. Il ne prétend pas avoir de solution, mais comprend que le changement commence par soi-même, citant le philosophe chinois Confucius “Si tes projets portent à un an, plante du riz, à dix ans plante un arbre, à plus d’un siècle développe les hommes.”

C’est néanmoins lorsque ses paroles sont directes et autobiographiques, qu’il excelle. C’est dans l’universalité de thèmes profondément personnels que l’auditeur peut extrapoler les nuances complexes des relations humaines. Ainsi, toujours dans le titre “Unhappy”, il aborde les problèmes de communication qui viennent entre deux personnes qui tentent de grandir ensemble : “J’essaye de voir les signes / de lire entre les lignes”, chante-t-il.

« Je ne pense pas que ce soit quelque chose de propre à la relation homme-femme, c’est vrai dans tout type de relations. D’accepter ce fossé de communication est parfois la chose la plus utile à faire. Si nous nous disputons, laisse-moi être celui à tes côtés. »

Lukas poursuit sa réflexion profonde sur “Everything That Isn’t Me”, où il réconcilie le garçon qu’il était avec l’homme qu’il devient, alors que sur “Promise” et “Stick Around”, il évoque la pression que représentent les responsabilités croissantes et le grand huit émotionnel qui découle d’une vie tiraillée entre sa famille et la scène. Rillo fond en larme à chaque fois en écoutant cette dernière chanson.

De bout en bout, Lukas poursuit son introspection qu’il exprime de plus belle sur “Hold My Hand”, « Si je suis vraiment un trou du cul parfois, vous savez que je ne suis pas le meilleur mari, père, fils ou frère à tous moments, mais me tiendrez-vous quand même la main jusqu’au bout ? »

Le nouvel album « 3 (The Purple Album) », malgré l’intensité des thèmes abordés, propose néanmoins des mélodies légères qui font rentrer dans la ronde à chaque tour ; car telle était l’intention : « Je veux que le gens dansent. C’est certainement un album plus mûr, mais j’y insuffle encore plus de vie. » Cette vie qu’il vit en ce moment, une qu’il partage aussi spontanément et nous permet de nous sentir un peu moins seul. (universalmusic.com)

Sa fille a inspiré le nom de l’album : « Le prénom de ma fille c’est Viola, donc violet et ça se dit ‘’purple’’ en anglais. Et ‘’3’’ parce que nous le sommes maintenant à la maison. En France c’est mon second album et en Amérique aussi, mais au Danemark c’est mon troisième album. » (hotmixradio.com)

« J’écris avec une équipe d’auteurs dont un ami d’enfance, Don Stefano et d’autres personnes mais pas avec les gens du groupe. On fait ensuite la musique et c’est là que le groupe intervient. L’écriture pour moi est thérapeutique. Il y a des gens qui voient un psy, moi j’écris mes émotions et mes sentiments. Je suis suivi par un coach mental et en même temps physique qui m’a dit que c’était bien de vivre mes émotions. Si tu es énervé, claque la porte, casse la table ou écrit. J’ai écrit environ mille chansons sur le décès de mon père, autant sur le fait d’être père moi-même… Je ne vais pas toutes les sortir mais je les ai écrites et ça m’a aidé à faire sortir mes émotions. » (hotmixradio.com)

« On avait environ 45 titres et on a dû en garder dix. Comme on est nombreux, environs 9-10 dans l’équipe, si j’ai une liste de 10 titres et quelqu’un d’autre a une autre liste je me dis que peut-être il y a quelque chose qui ne va pas donc c’est bien d’avoir d’autres avis. C’est difficile d’avoir confiance en soi et de toujours être sûr de soi donc c’est bien d’avoir des gens à qui ont fait confiance autour de nous, qui nous disent les choses, et de ne pas se fâcher si les choses ne nous plaisent pas. » (hotmixradio.com)

Lorsqu’il est en studio, Lukas pense aux versions en live : « Lorsque j’enregistre je le fais avec l’idée en tête qu’il va falloir les chanter sur scène. Et il y a un titre, ‘’Not a damn thing changed’’ qui est quasiment impossible à chanter si je ne suis pas dans le bon état d’esprit, si je suis bourré de la veille, si je n’ai pas mangé ce qu’il faut… C’est un peu compliqué ! » (hotmixradio.com)

L’album a été réédité le 7 juin pour la France qui inclus 3 titres live enregistrés lors de leur concert au Bataclan à Paris le 19 avril dernier : You’re Not The Only One (Redemption Song), leur tube « 7 years » et leur dernier single « Love someone”


BIOGRAPHIE

Line up : Lukas Forchhammer (chant), Magnus Larsson (basse), Mark Falgren Petersen (batterie) + sur scène Jonathan Sosin (guitare) et William Herrington (claviers)

1988

Lukas Forchhammer est né le 18 septembre 1988 sur le canapé du salon à Christiania, une enclave désœuvrée de Copenhague - une commune établie en 1971 et reconnue pour son commerce de cannabis et sa philosophie de vie ultra-libérale.

Il découvre la musique dès son plus jeune âge en rejoignant la chorale Copenhagen Boys’ Choir. Dès cet instant, il se passionne pour la musique et particulièrement les mélodies folkloriques telles que la musique irlandaise – pays dont son père est originaire – ou la country. (voici.fr)

2001

Il se passionne pour le hip-hop en écoutant un album du rappeur américain Dr Dre. Cet album est comme une révélation pour lui, lui donnant envie de faire carrière dans la musique. (gala.fr)

2003

Il fait ses débuts au cinéma en doublant des personnages de dessins animés, comme Simba dans Le Roi Lion 3.

2010

Après avoir voyagé dans le monde, il revient au Danemark, où il rencontre ses futurs acolytes Mark Falgren, Magnus Larsson et Morten Ristorp. Ensemble, ils fondent le groupe Lukas Graham en 2010.

2012

Le groupe sort son premier album éponyme qui connaît un beau succès au Danemark.

2015
Leur titre “7 Years”, extrait de leur 2ème album « Lukas Graham (Blue Album) » connaît un succès phénoménal avec plus de 20 millions de ventes dans le monde, se hissant à la première place dans 13 pays et récoltant au passage trois nominations pour les Grammy.
Lukas : « Je dirais que jusqu‘à un certain point cela nous a rendu un peu plus humble parce que nous savons que cela a été difficile d’arriver là. Mais la célébrité n’a jamais été notre but. Le fait de jouer notre musique et de pouvoir raconter nos histoires à tout le monde c‘était ça notre but. » (euronews.com)

La création de cette chanson est le fruit du hasard. Son producteur a joué un air au piano et Lukas s'est mis à chanter dessus. «Lorsqu'on a vu des gens se regrouper autour de nous dans le studio et boire du vin en nous écoutant, on a décidé de l'enregistre.» (20min.ch)

«7 Years» décrit sa vie jusqu'à aujourd'hui et ses espérances jusqu'à l'âge de 60 ans. «Je me suis arrêté là parce que mon papa est décédé à 61 ans.» (20minutes.ch)

MUSIQUE

Pseudo

« Graham, ce n’est pas mon nom de famille, c’est le prénom de mon père, qui est décédé en 2012. Mark, Magnus et Kasper, les musiciens, acceptent qu’on ait donné ce nom au groupe dont les chansons sont un peu le miroir de ma vie même si tout ce que j’écris n’est pas autobiographique. » (sudinfo.be)

DISCOGRAPHIE

2012 : Lukas Graham
2015 : Lukas Graham (Blue Album)
2018 : 3 (The Purpple Album)

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