LUBIANA

Ses grandes dates

12 décembre 1993 : Naissance en Belgique.

2001 : Elle s’essaie au chant, au piano, à la guitare, au saxophone ainsi qu’à différents ateliers artistiques.

2011 : Elle participe à la première édition de The Voice Belgique.

2015 : La kora devient son instrument fétiche depuis qu’il lui est apparu en rêve.

2018 : Elle part à Los Angeles où elle travaille en studio avec des producteurs de renom.

Actualité

Le 24 avril, elle a sorti son 1er EP éponyme, composé de 5 titres mêlant jazz et soul moderne. Ses ballades sont rythmées au son de la kora, cette harpe africaine héritée de l’empire Mandingue, traditionnellement réservé aux hommes, et se transmettant de père en fils depuis des siècles. Lubiana est ainsi l’une des rares femmes à en jouer.

« Lubiana ce n’est pas juste mon prénom, ça veut aussi dire « la bien aimée ». Je ressentais le besoin de me sentir vue, de me sentir aimée. Et puis, petit à petit, quand j’ai découvert mon instrument qui s’appelle la kora, quand je me suis rapprochée de mes racines africaines, de mon métissage, j’ai appris à m’aimer. C’est là que j’ai écrit ce premier titre qui s’appelle ‘’Self Love’’ et qui parle d’amour de soi, qui parle de se détacher du regard des autres. C’est toute cette quête qui m’a amenée à pouvoir écrire ces morceaux et pouvoir aujourd’hui être dans le partage. Ma vision a changé. Au début, j’étais là parce que j’étais un peu paumée et puis petit à petit, en me trouvant, en apprenant à m’aimer, j’ai senti que c’était important pour moi de partager ce voyage et de permettre à toutes les personnes qui m’écoutent de faire ce voyage aussi si elles le souhaitent. » (modeinbelgium.com, 2020)

« L’album est assez varié musicalement, mais ce n’était pas voulu, ce n’était pas conscient. J’aime ce rapport à la musique qui est presque transcendantal. Quand je compose, j’oublie le mental et je laisse juste venir les influences, les mots, les sons… Je suis issue de la mixité, je suis à moitié belge et à moitié camerounaise et j’ai aussi énormément voyagé. Donc, les sons sont venus à moi de façon assez naturelle. Je ne me suis pas tellement posée cette question de varier les ambiances, de faire des titres différents. Pour moi, tout ça fait partie d’un même voyage, qui est forcément parsemé de différentes couleurs. Mais c’est toujours dans un désir d’authenticité et de spontanéité. » (modeinbelgium.com, 2020)

« Deux morceaux ont été construits en duo kora-voix dans l’album : « My man is gone » et « Let it be », la reprise des Beatles. J’ai développé un jeu à la kora qui m’est propre et qui n’est pas traditionnel comme celui que l’on retrouve dans la culture de l’ouest de l’Afrique. Mon approche est différente et plus actuelle. Pourquoi pas accentuer la présence de sonorités et d’instruments africains mais ce sera toujours dans un esprit de mixité. » (parismatch.be, 2020)

« Cet EP est une invitation au voyage, à se reconnecter aux choses fondamentales, à se faire du bien… Voilà, j’espère que les gens s’éloigneront de ce sentiment de toujours devoir en faire plus et d’arrêter de s’épuiser. » (parismatch.be, 2020)


BIOGRAPHIE

1993

Lubiana Kepaou est née le 12 décembre 1993 en Belgique d’un père camerounais et d’une mère belge. (lofficiel.be)

2001

Dès l'âge de 8 ans, poussée par sa mère, elle s’essaie au chant, au piano, à la guitare, au saxophone ainsi qu’à différents ateliers artistiques (dessin, théâtre, poteries). « Ma mère est musicienne et comme j’ai grandi en tant qu’enfant unique, je pense qu’elle a voulu que je m’intéresse à plein de choses et que je sois ouverte à l’art en général. J’ai donc beaucoup fait d’ateliers artistiques.» (alohanews.be, 2017)

« Dans la famille du côté de ma mère, la tradition veut qu’à 8 ans les enfants puissent choisir un instrument de musique. Du coup, c’est à cet âge-là que la question s’est posée pour moi, lorsque ma mère m’a demandé de quel instrument j’avais envie de jouer et que j’ai choisi le piano. C’est à ce moment-là que j’ai commencé la musique mais je n’avais pas forcément une grande passion pour ça, cette vocation est venue plus tard. Je chantais beaucoup et je disais que je voulais devenir chanteuse, mais un peu comme beaucoup de petites filles à cet âge. Il n’y avait pas vraiment de grande réflexion derrière. Par contre, c’est vrai que je me suis vite rendue compte que l’art me plaisait. J’ai toujours plus ou moins su que je voulais faire quelque chose en rapport avec l’art, en rapport avec la créativité, parce que c’est là que je me sentais le plus en harmonie avec moi-même ». (modeinbelgium.com, 2020)

2007

La révélation viendra en 2007 avec la découverte de la chanson « In a Sentimental Mood » de Sarah Vaughan. « Je me souviens avoir ressenti un courant dans tout mon corps, c’est là que ma passion pour la musique est véritablement née. » (lofficiel.be, 2020)

2011

Elle participe à la première édition de The Voice Belgique en 2011 (elle sera éliminée de l’émission en mars 2012). « Mon père avait vu la pub à la télévision. C’était la première édition donc j’avoue que je ne savais pas trop ce que c’était. C’était juste un concours de chant pour moi. Pour tout vous dire, je ne savais même pas qu’il fallait choisir un coach donc ce n’était vraiment pas quelque chose de conscient, quelque chose de stratégique. J’avais 17 ans, je venais de finir le lycée et j’allais rentrer au Conservatoire donc à ce moment-là je savais que je voulais faire de la musique professionnellement. J’en étais au tout début, j’étais à la jeunesse de mon chemin. Par contre, c’est vrai que je me suis vite rendue compte que l’art me plaisait. J’ai toujours plus ou moins su que je voulais faire quelque chose en rapport avec l’art, en rapport avec la créativité, parce que c’est là que je me sentais le plus en harmonie avec moi-même ». (modeinbeligum.com, 2020)

« The Voice a été une très belle expérience. Cette émission m’a propulsée dans le monde du « business » musical que je ne connaissais pas encore. A 17 ans, le fait d’être confronté aux interviews, aux live et aux caméras, n’était pas quelque chose dont j’avais l’habitude de faire. » (aloanews.be, 2017)

2015

Une nuit, elle rêve d’un instrument à cordes qu’elle ne connaît pas, la Kora. « Un mois plus tard, à Majorque, j’ai vu un homme en jouer, ce qui était un nouveau signe...»

De retour chez elle, elle entreprend des recherches et découvre la kora, cette harpe africaine héritée de l’empire Mandingue qui rassemble plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest. Traditionnellement réservé aux hommes, et se transmettant de père en fils depuis des siècles, Lubiana devient l’une des rares femmes à en jouer. C’est lorsqu’elle rencontrera l’un de ses plus grands virtuoses Malien, Toumani Diabaté, qu’il lui apporte la certitude d’être au bon en endroit : « si tu as rêvé de la kora, c’est qu’elle t’a choisi.» (lubiana.be)

« La kora est un instrument qui vient d’Afrique de l’Ouest et qui est traditionnellement uniquement joué par des hommes. Ce sont les griots qui jouent de la kora. Elle sert à accompagner les chants spirituels, à accompagner les rites. J’ai découvert cet instrument au travers d’un rêve. Cela m’a fait me rapprocher de mes racines africaines. Pour moi, c’est plus qu’un simple instrument, c’est mon âme soeur. On ne sait pas d’où il vient. Il y a plusieurs légendes dont une qui raconte que c’était initialement l’instrument d’une femme génie en Afrique de l’Ouest et qu’un guerrier a entendu le son de la kora, en est tombé amoureux, et l’a dérobée à cette femme… qui cherche maintenant son instrument depuis des siècles et des siècles. Il y a quelque chose de très mystique et de très ancestral dans la culture africaine. Depuis petite, j’ai baigné dans un enseignement très classique avec le solfège et des cours bien cadrés. Le fait de me détacher de ce côté un peu académique m’a permis de me rapprocher de quelque chose de plus organique, de plus direct à la musique. » (modeinbelgium.com, 2020)

Six mois après cette "découverte", elle part à Londres, où elle travaille avec Ian Barter, qui fut le producteur d’Amy Winehouse, et Marlon Rudette, le beau-fils de Neneh Cherry. « On dit souvent qu’il y a trois moments qui marquent la vie d’un être humain : la naissance, le mariage et les enfants. La découverte de la Kora est l’un des plus grands moments de ma vie. En même temps, j’ai eu peur de m’exposer en Belgique avec ce nouvel instrument pour ensuite me planter devant un public qui me connaît déjà. Je me suis donc lancé et je suis partie à Londres pour jouer dans des Open Mic. L’accueil et l’intérêt du public furent incroyables. Grâce à cela, j’ai été contacté par plusieurs personnes, dont Michael Timothy, directeur artistique de Massive Attack et Bilal Khan, l’un des chanteurs pakistanais les plus populaires. Ces rencontres m’ont fait réaliser que le monde est grand avec tellement d’artistes à découvrir. J’ai également rencontré mon booker qui a géré pour moi les programmations. On peut donc dire que si j’ai été là-bas, c’est pour sortir de ma zone de confort et me tester face à un public qui ne me connait pas du tout. » (aloanews.be, 2017)

2018

C’est dans la lumière de Los Angeles que Lubiana va définitivement marier la kora avec ces sons qui n’appartiennent qu’à elle. Elle compose, arrange, affine sa vision. Travaille auprès de producteurs qui parlent le même langage : Om’Mas Keith, vainqueur d’un Grammy Award et producteur de Frank Ocean, Erykah Badu, Kanye West et Jay-Z ; Jeff Gitty, entendu chez H.E.R. ou Kali Uchis, prêtresses d’un r’n’b futuriste, empreint de spiritualité. Mais aussi Itai Shapira, collaborateur de Rhye ou Kahdja Bonet. (lubiana.be)

« J’ai aussi travaillé avec Hannah V, qui a joué du piano pour Rihanna et Jesse J. » (cinetelerevue.be, 2018)

« J’avais envie d’aller à Los Angeles parce que je ne connaissais vraiment personne là-bas et que je n’y étais jamais allée. Je jouais tous les soirs dans des bars. Au début, ce n’était vraiment pas facile car je jouais à 2-3 heures du matin devant environ 3 personnes (Rires). Et puis, petit à petit, les gens ont entendu parler de moi avec les réseaux sociaux et j’ai été contactée par un ingé son qui m’a ensuite présenté à des producteurs. Ils ont adoré ce que je faisais et ont voulu collaborer avec moi. Donc, pendant plusieurs mois, j’ai passé mes journées à être en studio avec eux pour enregistrer. C’était super enrichissant et super challengeant aussi parce que j’ai découvert des sessions qui duraient de une heure de l’après-midi à quatre heures du matin sans presque manger. Je me suis rendue compte qu’il y avait des gens qui bossaient vraiment encore beaucoup plus que moi donc je me suis dit qu’il fallait que j’augmente encore plus mon éthique de travail. » (modeinbelgium.com)


MUSIQUE

Style musical

« Je définirais ma musique comme un voyage. On y trouve énormément de couleurs et de mixité. Ça va de la pop, au jazz, à la musique afro. Je pense qu’elle est le résultat d’un voyage qui a commencé à l’intérieur de moi, d’une quête intérieure et puis que ça s’est ouvert vers les autres. » (modeinbelgium.com, 2020)

Influences et goûts musicaux

« J’écoute de tout depuis toujours, du jazz à la pop au r’n’b en passant par la musique du monde. Ce qui me touche c’est l’authenticité ». (lofficiel.be, 2020)



Dans la texture de votre voix et dans la manière de la poser, surtout sur les titres intimistes, il y a parfois un peu de Sade. C’est une référence dans votre univers musical ?
« Sade est une artiste incroyable. Je prends ! Ce n’est pas la première fois qu’on fait ce rapprochement. D’autres ont également fait des liens avec la voix de Lauryn Hill. Disons que j’ai surtout grandi musicalement avec les voix du jazz comme Sarah Vaughan et Nina Simone. » (parismatch.be)

Ta chanson préférée ?
« In a sentimental mood de Sarah Vaughan » (modeinbelgium.com, 2020)

« Ce qui m’a le plus marqué chez Nina Simone c’est sa persévérance incroyable, son désir d’être juste et en accord avec elle-même avant toute chose. Lorsqu’ayant vécu un succès phénoménal, elle s’est retrouvée sans abri à rejouer dans des petits bars bruyants, pour reconnaitre la gloire plus tard. Pour moi, c’est ça le véritable succès, ce n’est pas atteindre le sommet mais s’avoir le remonter sans cesse. » (lofficiel.be, 2020)

Ecriture / composition

Où puisez-vous l’inspiration ?
« En moi au travers de mes doutes, mes joies, mes peines, mon histoire. On vit dans une société à 100 à l’heure, ça peut être magnifique et éprouvant parfois. J’ai toujours eu besoin de chercher la vérité à l’intérieur de moi pour en sortir mes émotions les plus pures. » (lofficiel.be, 2020)

DISCOGRAPHIE

2020 : Lubiana (EP)

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