Ses grandes dates

4 décembre 1991 : Naissance à Paris.

2011 : Il enregistre le morceau « A la trappe », en featuring avec Nekfeu.

2017 : Il sort son premier album « Flip ».

Actualité

Le 7 décembre 2018, il a sorti son deuxième album « Jeannine », du nom de sa grand-mère maternelle. « Ma grand-mère est morte quand j'avais 9 ans. Elle était vraiment folle, il n’y a pas de doute. Elle était psychotique à un haut degré. Elle se mettait toute nue, elle se lavait avec de l’eau de javel, elle est partie pieds nus en Inde pour sauver le monde, elle a déchiré ses papiers à la douane, elle a habité dans une secte pendant un an avec ma mère, elle voulait se marier à son gourou… On est dans le gros dossier. Il y a plein d’histoire fascinante sur ma grand-mère et c’est ça qui m’intéresse dans l’album. Ça ne m’intéresse pas de parler de ses passages très sombres, où elle se sentait persécutée, c’était des immenses souffrances… Mais le côté "libre" m’intéresse beaucoup. Quand je dis qu’elle m’a transmis son pouvoir c’est que parfois, surtout quand je suis sur scène, j’ai l’impression de rentrer en transe, un peu. Ça peut être éprouvant, et ma petite sœur qui est comédienne, m’a déjà confié qu’elle aussi devient complètement quelqu’un d’autre. Elle s’inspire beaucoup de ma mère et de ma grand-mère dans des états de crise de nerfs et psychotiques, et elle se sent très mal quand c’est fini. Est-ce que ce pouvoir créatif vient de ma grand-mère ? Je n’en sais rien… Mais c’était cool de prendre la folie comme un pouvoir au lieu d’un fardeau ». (20minutes.fr)

« En concert, j’ai commencé à dire naturellement la phrase ‘c’est beau la folie’ pour dire aux gens de se lâcher et d’oublier le regard des autres. C’est devenu une phrase importante, c’était comme un mouvement politique sur les réseaux sociaux. Du coup, j’ai voulu appeler l’album ‘c’est beau la folie’ sans pour autant utiliser ces mots. C’est là où j’ai pensé à ma grand-mère qui était complètement folle. Elle est devenue l’égérie de l’album.» (metrotime.be)

«Mon précédent album (Flip) faisait référence à l'adolescence, au skate, à quelque chose de puéril, de facile. Pour celui-ci, j'ai dû creuser beaucoup plus au fond de moi, aller vers l'introspection, il est moins égoïste et plus tourné vers ma famille, ma grand-mère, ma mère aussi…» (figaro.fr, 2019)

«J'aime les deux albums, mais le premier était moins intellectualisé que le deuxième. Celui-ci m'a permis d'avoir du recul sur le succès et sur la désillusion aussi.» (figaro.fr, 2019)

« L’album parle surtout de dépression post-succès. J’avais déjà du mal avant, et j’ai toujours cru que si je réussissais quelque chose, ou si je devenais riche, ça allait me guérir. J’ai tout ça et pourtant, je me rends compte que j’ai toujours mes problèmes. » (ouest-france.com)

« C’est chiant de se faire reconnaître dans la rue. C’est chiant d’avoir à se justifier, on a une responsabilité en tant que personnalité qu’on ne voulait pas forcément. À part ça, il n’y a que des points positifs, c’est juste que ça n’a pas suffi à me faire aller bien, en profondeur ». (ouest-france.com, 2018)

Sa mère a été très émue à l’écoute des morceaux du projet. « Ma mère va beaucoup mieux depuis qu’elle a écouté l’album. Ça me fait beaucoup de bien de voir que ce que je fais procure du bien. J’ai également revu ma grande sœur que je n’avais pas vue depuis dix ans, lors des fêtes de Noël. Là encore, ce n’est pas dû seulement à l’album, mais ce sont de belles choses qui arrivent aussi grâce à lui. » (intrld.com)

Plusieurs duos : « X-men » avec Jean-Jass, « 1000°C » avec Roméo Elvis, « La vérité » avec Orelsan et « Cinq doigts » avec Philippe Katerine.

« À l’époque, nous avions trouvé un nom de groupe avec Roméo Elvis. On devait s’appeler… 1000°C. C’est pour cette raison que nous avons choisi de mettre ce titre sur la chanson. Il s’agit d’un clin d’œil au passé. À l’avenir, on fera peut-être un truc à deux. Mais alors, nous partirons d’une page blanche. » (moustiquebe, 2018)

« J’étais fan d’Orelsan depuis longtemps. Je connaissais son tout premier album, mais je suis devenu vraiment fan quand il a sorti Le Chant des sirènes. À chaque sortie, je prends une claque. Il a des textes toujours bien écrits et touchants. Et puis un jour, j’ai lu dans une interview qu’il écoutait mon disque. On s’est suivis sur Instagram, il a répondu à une de mes stories. On s’est vus plusieurs fois et je lui ai dit : ‘’Je serais chaud qu’on fasse un morceau.’’ Et il a dit OK. On a essayé plusieurs trucs, ça n’a pas marché tout de suite. Et à un moment, il y a eu ce morceau qui lui plaisait. J’avais juste le refrain, c’était La Vérité. » (ouest-France.com)

« Le message de ‘’La vérité’’ est clair : il vaut mieux s’entourer de potes qui te disent franchement les choses. Il est évident que c’est un sujet dans l’air du temps. Entre fake news et conspirationnistes, la société cherche des repères. Perso, j’inverse le raisonnement en me demandant quel serait l’intérêt de mentir dans telle ou telle situation. Parce que mentir sans raison, c’est inacceptable. » (moustique.be)

Il a rencontré Philippe Katerine en 2017 à l’occasion de Planète Rap sur Skyrock et du freestyle où il l’avait invité à rapper avec Roméo Elvis et Alkpote. « J’écoute Katerine depuis longtemps. Quand j’étais petit, impossible de passer à côté de son morceau où il chante “J’adore regarder danser les gens”. Je trouvais ça cool mais je ne connaissais pas très bien. Plus tard, grâce à des amis, je me suis plus intéressé à lui. Notamment à son album Philippe Katerine et à des morceaux comme Parivélib’ ou Vieille chaîne. Après, je l’ai surtout vu au cinéma. Dans La Tour 2 contrôle infernale par exemple… » (lesinrocks.com, 2018)

« Avec mon manager, on cherchait des invités intéressants pour mon Planète Rap. Je savais que Philippe était ouvert d’esprit et que ça le ferait marrer d’aller dans une émission de rap et dans un milieu qui peut être parfois sectaire. On l’a contacté et j’ai été surpris car il voyait qui j’étais et avait même l’habitude d’écouter mes morceaux, dans sa voiture, je crois. » (lesinrocks.com, 2018)

« On s’est rencontrés quelques jours avant Planète Rap pour répéter. Je l’ai fait venir dans un petit studio un peu miteux. Je lui ai montré des exemples de freestyles et comment on pouvait s’organiser. On a écouté plein d’instrus et je lui ai mis celle de So Fresh, So Clean d’OutKast. Il a vraiment kiffé et le lendemain il a écrit ce refrain qui défonce : “Je ne suis pas un héros/Je suis plus proche du zéro/Mais le zéro c’est beau/Quand il y a plein de zéros”. Il n’a eu aucun problème pour rapper dans les temps. C’est un super musicien. » (lesinrocks.com, 2018)

« ‘’Cinq doigts’’ est un morceau sur l’amitié. Au départ, je voulais que Philippe fasse un refrain très naïf genre : ‘’les copains, c’est super’’. Finalement, il a fait quelque chose de plus fin. Toute sa famille était partie voir la projection du film ‘’Le Grand Bain’’. Il n’avait pas envie de le revoir et du coup, il a écrit le refrain que je lui demandais depuis des semaines. Le seul papier qu’il a trouvé était un dessin de sa nièce. Un truc très étrange en gros plan avec cinq doigts énormes. Ça lui a donné l’idée d’écrire ‘’Le pouce, c’est toi / L’index, c’est toi / L’auriculaire, c’est toi / Et le majeur, c’est moi.’’ En clair, on a tous des vies différentes, on ne vit pas la même chose, mais on est tous attachés à la même paume. Philippe est venu chanter le texte en studio, en le lisant sur le dessin. C’était un beau moment. » (Les inrocks, 2018)

«Katerine a une folie totalement contrôlée qui en fait quelqu’un qui m’impressionne beaucoup, me fascine. J’ai toujours aimé ces gens-là qui ne respectent rien de ce qu’on nous impose, qui sont juste des électrons libres.» (liberation.fr)

« A chaque fois que je bois un verre avec lui, c’est une bouffée de légèreté. Aucun jugement, aucun code. » (lemonde.fr)

Dans «Plus de larmes», il rappe : «J’idéalise trop les rock stars, parfois j’ai peur de vouloir rejoindre le club des 27» en clin d’œil à Jimi Hendrix, Janis Joplin ou Kurt Cobain disparus à 27 ans. « J’admire Jimi Hendrix, Janis Joplin, Jim Morrison ou Amy Winehouse, tous ces artistes décédés à l’âge de 27 ans. J’entretiens un rapport amour-haine avec ce club des 27. Certains jours, je rêve d’en faire partie. C’est un fantasme. En même temps, j’espère vivre longtemps, avoir des enfants et enregistrer d’autres albums. Le succès a chamboulé ma vie. Du jour au lendemain, je suis devenu célèbre. Je ne peux plus me balader sans qu’on me demande une photo ou un autographe. Parfois, j’ai l’impression de perdre pied, de décrocher de la réalité ». (moustique.be)

Lomepal a un penchant pour la mélancolie. Comme on peut l’entendre dans « Plus de larmes » quand il dit : « Si je n’ai plus d’étoiles dans les yeux c’est pour mieux voir venir le vide ». « Pour moi, dans la mélancolie il y a quelque chose de subtile, du plaisir qui est un peu inexplicable. Je pense qu’il y a du masochisme dans plein de choses. Pourquoi est-ce qu’on aime autant les histoires tristes et touchantes ? Je vais dire un truc horrible que personne n’ose dire. Tu as déjà imaginé que des gens que tu aimes mourraient, ou que toi tu mourrais ? Tout le monde est très triste et tu as envie de pleurer en y pensant, mais il y a un certain plaisir à l’imaginer. Il y a une sorte de complaisance dans cette souffrance. C’est complètement ambivalent, tu as le plaisir dans l’horreur. Plein de fois j’ai déjà imaginé que ma mère mourait par exemple. C’est une sensation horrible que je n’ai pas du tout envie de vivre parce que c’est une des personnes que j’aime le plus au monde, mais il y a quelque chose que je n’explique pas, qui est un peu agréable ». (20minutes.fr)

« Dans cet album, Ii y a des textes fictifs, métaphoriques, genre le morceau Le Vrai Moi, il part d’une idée fictive : l’histoire d’un drogué qui meurt dans les bras de sa copine. Bien sûr, l’histoire est fictive, sinon je serais mort ! Mais je m’en sers pour raconter des émotions que je connais, qui sont vraies. Émotionnellement, cet album est 100 % vrai. » (magmalemag.com)
Dans Trop beau, X-Men, 1 000 °C, il parle beaucoup des femmes, sexuellement souvent crûment… « Quand c’est trop mignon, ça m’ennuie. Je parle crûment c’est vrai, parfois je rajoute même des mots pour donner de la poigne au morceau. Ça l’assaisonne. Je suis souvent à la limite, presque malsain, presque tordu mais pas vraiment. C’est toujours séduisant d’être limite, non ? Comme certains textes de Gainsbourg. » (ouest-France.com, 2018)

« Je n’ai jamais beaucoup écouté Nirvana mais comme le morceau ‘’Dave Grohl’’ parle de ma vie sentimentale, je voulais faire une métaphore avec les battements du cœur. Dans les grands batteurs, le nom de Dave Grohl m’est apparu comme une évidence. » (moustique.be, 2018)

Dans le titre « Évidemment » tu dis que chaque semaine tu couches avec des filles que tu ne connais pas, que tu ne t’intéresses qu’à leur physique. Tu t’es un peu grillé là, non ?
« Ouais. En même temps, je n’ai même plus envie de mentir. Jamais. Je suis totalement transparent. Là je lâche une bombe, et puis on verra bien. Bon, c’est vrai que ce n’est pas très malin de ma part mais tant pis. De toute façon je vois encore des filles tout le temps, ça ne les ralentit pas pour autant. Mais c’était important de le dire franchement, parce que quelque part ça me déprime de vivre comme ça. Je le fais quand même parce que ça reste une fenêtre vers un peu de liberté. C’est toujours une bouffée d’air de coucher avec une nouvelle fille, je ne sais pas pourquoi. » (magmalemag.com)

« L’amour qui dure toujours, ça me paraît impossible. Mes parents ont divorcé quand j’étais gamin. Je n’en ai pas souffert, mais cela influence peut-être mon raisonnement… J’aimerais rencontrer quelqu’un, faire des projets. Sauf que la popularité a flingué ce qu’il me restait d’innocence. Ma situation est paradoxale. Aujourd’hui, je suis super-courtisé. Pourtant, mes relations n’ont plus la même saveur. Avant, tout était plus simple. Quand je rencontrais une personne qui me plaisait, je travaillais dur pour la séduire. Désormais, les conquêtes se multiplient avec, en toile de fond, une sale question : m’aime-t-on pour ce que je suis ou ce que je représente ? Mon bagage affectif est devenu tellement lourd à porter que je tourne en rond sur le plan amoureux. » (moustique.be, 2018)

L’album se termine par le morceau instrumental, « Dans le livret ». « En fait, les paroles sont écrites dans le livret et il faut les lire. Je trouvais ça plus joli. C’est un truc que je n’avais jamais vu, c’est un morceau interactif. Chacun doit le lire à sa manière. À la base, je voulais juste écrire le morceau mais je n’y arrivais pas (rires). C’est la seule instru que j’ai faite de ma vie.» (metrotime.be)

Il privilégie le chant et la mélodie au rap. « Enfant, déjà, j’adorais chanter. «Sous l’océan», tiré du dessin animé «La Petite sirène», était l’un de mes airs préférés. Quand j’ai commencé à rapper à l’adolescence, très peu d’artistes hip-hop osaient encore chanter. De plus, j’étais tellement nul au début, que j’ai surtout travaillé mon phrasé et mes rimes durant des années, jusqu’à devenir bon. Mais j’étais encore trop timoré pour oser me lâcher complètement, même si j’écoutais beaucoup de rock ou de pop que je découvrais par le biais des vidéos de skate que je visionnais constamment: The Strokes ou Mac DeMarco. Puis est venu le moment où j’ai trouvé le rap limité. Ayant gagné en confiance, j’ai voulu créer des titres comportant plus de mélodies et d’arrangements. Cette envie était déjà présente sur «FLIP». Elle est davantage encore affirmée sur «Jeannine». (cooperative.ch)

«Jeannine» a été en partie composé à Rome. « J’y suis allé pour la douceur de cette ville et son absence de forte tentation. Mon équipe et moi, on s’y est installés durant trois semaines, en janvier 2018. A peine arrivé, j’ai perdu le téléphone sur lequel j’écris en permanence les bouts de textes que j’utilise pour construire mes chansons. J’ai pris cela comme un signe m’encourageant à repartir à zéro. On vivait et travaillait dans un appartement très lumineux. On se sentait tous proches, et on essayait chaque jour de nouvelles choses. J’étais bien là-bas. Paris et mes histoires de cœur sans issue me paraissaient si loin... » (cooperative.ch)

Pour réaliser Jeannine, il a fait appel au compositeur de musique électronique Superpoze, à trois beatmakers et au réalisateur Pierrick Devin, ancien assistant de Philippe Zdar (Cassius, MC Solaar), qui a fait ses preuves avec le rappeur Nekfeu et les folkeux Lilly Wood and The Prick. (lemonde.fr)

Il était tenté d’abandonner le pseudo Lomepal. « Lomepal est un jeu de mots sur l’homme pâle. Aujourd’hui, je trouve ça naïf. À mes débuts, je faisais des jeux de mots. Mais c’est un truc que j’ai délaissé. Artistiquement et humainement, ça ne me représente plus. J’aimerais qu’on m’appelle Antoine Valentinelli. Mais je ne tiens pas à semer la confusion. Alors, je garde mon vieux blase… » (moustique.be, 2018)

Prochaines dates :
10/11 à Nancy
13/11 à Brest
17 et 18/11 à Bercy
23/11 à Angers
26/11 à Lyon
27/11 à Dijon
29/11 à Grenoble
30/11 à Nice
01/12 à Toulouse
03/12 à Lille

Il chante sur le titre « 88 % » de Philippe Katerine qui figurera sur le nouvel album de ce dernier.

BIOGRAPHIE

1991

Lomepal, de son vrai nom Antoine Valentinelli, est né le 4 décembre 1991 à Paris, d’une mère artiste-peintre et d’un père correcteur chez Gallimard.

« Ma mère avait la haine contre son père le jour de ma naissance. Pendant tous les jours qui ont suivi, les semaines et les années, j’ai toujours été dans une “énergie noire”, et j’ai dû sentir ce truc-là à mon avis. Et un jour, je me suis arrêté de respirer quoi. C’est un peu bizarre à dire mais je me suis arrêté de respirer pour de vrai. Je suis mort, je me suis mis à crier, je suis devenu tout rouge, et je me suis arrêté de respirer. J’avais quelques mois, quelques semaines, j’en sais rien. Et je suis mort dans les bras de mon père quoi. Et puis dix minutes plus tard, ma mère a réussi à me réanimer. » (intrld.com)

2000

Après le divorce de ses parents, il grandit avec sa mère dans un immense atelier dans le 13ème arrondissement. « Ma mère vendait bien et, à d'autres moments, c'était beaucoup plus difficile financièrement. » (leparisien.fr)

«On a vécu plusieurs années avec rien du tout, je n’en garde pas spécialement un mauvais souvenir. Mais l’ambiance, c’était un enfer chez moi.» (liberation.fr)

Sa mère fait plusieurs séjours à l’hôpital, pendant lesquels il restait seul avec sa sœur. « Chez moi, c’était la guerre : mon père se faisait la malle, ma mère était à l’hôpital, je n’avais pas la tête à l’école. » (lemonde.fr)

«J’étais un enfant perturbé et perturbateur. Je me suis toujours senti seul, j’ai toujours eu besoin de l’attention des autres.» (liberation.fr)

«J’ai vécu des trucs vraiment durs et je me disais, quand je regardais les gens : "Putain mais t’as rien vécu." J’étais arrogant. Je dis pas que je savais que ça allait marcher mais je me suis toujours dit que la vie avait un peu une dette, que c’était pas possible que je ne m’en sorte pas. J’ai toujours cru que j’étais quelqu’un de, pas supérieur, mais que j’avais des raisons d’être sur terre.» (liberation.fr)

Son ouverture musicale, Lomepal la doit au skate qu’il pratique depuis l’âge de 10 ans. « Vers l'âge de 12 ans, je me suis mis à regarder les vidéos de skateurs en boucle pour examiner tous leurs tricks. Sur les vidéos, chaque partie de skateur est montée avec une musique très précise. Et il y a de tout : du rock, du jazz, du rap, du punk. Je suis devenu fan de ces musiques sans savoir de quoi il s'agissait. De 18 à 22 ans j'ai ensuite écouté du rap non-stop. » (francetvinfo.fr)

2010

Il commence le rap à 18 ans. «Un pote rappait devant moi en soirée, tout le monde écoutait. J’avais envie qu’on m’écoute. Je me suis dit "c’est simple, j’ai juste besoin d’un stylo, d’une instru", puis j’ai écrit pendant un an et demi.» Mal assuré, il se concentre sur la forme, la technique. «J’ai été très lent. J’ai failli arrêter à un moment parce que j’étais trop nul.» (liberation.fr)

2011

Il se lie avec quelques mordus de hip-hop. De la bande émerge un collectif, 1995, et un rappeur porte-étendard, Nekfeu, avec lequel il enregistre le featuring, « A la trappe ». « J’étais bien plus mauvais rappeur que Nekfeu. Sur le Web, les commentaires me saquaient, à juste titre. Alors j’ai bossé ma technique, ma métrique. » (lemonde.fr)

Il sort son premier EP, « 20 mesures ».

2013

Il sort un second EP, Le singe fume sa cigarette, avec le compositeur Hologram Lo et le rappeur belge Caballero ainsi qu'un autre EP baptisé Cette foutue perle.

2014-2016

Entre 2014 et 2016, il sort 3 EP : « Seigneur », « Majesté » et « ODSL ».

En 2016, Roméo Elvis assure sa première partie au Pan Piper, à Paris. « J’étais tombé sur des titres de L’Or du Commun, groupe dans lequel jouait Roméo Elvis. Quelques semaines plus tard, Caballero, mon grand copain bruxellois, m’a fait écouter une démo de Roméo en solo. Le truc s’appelait ‘’Bruxelles arrive’’. C’était énorme. Sur base de cette maquette, je l’ai contacté pour lui proposer d’assurer ma première partie à Paris… Après ce concert, nous sommes devenus inséparables. Nous avons même décidé de faire les quatre jours du Dour Festival ensemble. Nous avions loué une Festihut dans le camping. » (moustique.be)

2017

Il sort son premier album « Flip », certifié double disque de platine.

Le skate est présent tout du long de ce disque en filigrane, qu'il s'agisse du titre de l'album (le flip est une figure de skate), des bruits de raclements caractéristiques de la planche avec lesquels il débute, ou de la chanson "Bryan Herman" qui lui est entièrement consacrée. « Tout le monde kiffe le skate aujourd'hui, c'est hype, alors que quand j'étais petit ça n'intéressait pas grand monde. Avec la chanson "Bryan Herman" je veux rappeler que je suis un vrai skateur, que c'est ma culture et que je la connais à 100% ». (francetvinfo.fr)

Sur ce premier album, on le découvre aussi chanteur. Le résultat est un drôle de rap-chant modulé, un style de phrasé hybride qui rappelle parfois celui de Stromae ou de son complice Romeo Elvis. « Maintenant que je sais mieux utiliser ma voix, je trouve que rapper c'est limité. Chanter m'intéresse davantage, ça ouvre plus de possibilités. Mais j'ai encore beaucoup à apprendre. Au niveau du rap, la technique passe après désormais, c'est l'émotion qui gagne. » (francetvinfo.fr)

« On me demande mais est-ce que tu fais encore du rap ? Oui, "Flip" est un album de rap… mais la moitié c'est du chant. La démarche c'est "ne me classez pas dans une case ». (francetvinfo.fr)

Il interprète « Billet » en featuring avec Roméo Elvis. « Dans le délire de chanter sur des instrus cataloguées hip-hop, dans l’attitude et l’imagerie décalée, nous sommes sur la même longueur d’ondes. Après, on se distingue au niveau de l’écriture. Notre façon de rapper est différente. Artistiquement, nous sommes de la même famille. Certains trouvent même qu’on se ressemble physiquement… » (moustique.be)

Sur la pochette, il apparaît en semi travesti dont le maquillage coule, du jamais vu dans le rap français. Cette image, qu'il a voulue et travaillée, colle parfaitement à l'idée de l'album. Celle de la vulnérabilité mais aussi de la double face : mélancolique et fun, sensible et crue, introspective et critique de la société. « Ce côté double ça me permet d'éviter la banalité. C'est ma manière à moi, avec beaucoup d'humour noir et d'autodérision, de rendre les émotions plus subtiles. Je voulais que l'album s'appelle Flip parce que c'est une figure de skate mais aussi pour ce que cela signifie en anglais : "retournement". Comme de passer du rire aux larmes. De homme à femme. De fragile à énervé. De fier à vulnérable. » (francetvinfo.fr)

« Cette pochette me permettait de faire une pochette que personne ne fait, de sortir du rap jeu, d'assumer mon univers et de virer tous les connards qui ne comprennent rien. Tous ceux qui sont choqués par la pochette, c'est parfait : je ne vous veux pas dans mon public, c'est que vous n'êtes pas ouverts d'esprit et vous n'aimerez pas mon album. » (francetvinfo.fr)

2018

Il est nommé aux Victoires dans la catégorie « Album de musiques urbaines ». « Les Victoires de la musique, c’est une mascarade, tout est joué d’avance pour servir les intérêts des grosses maisons de disques » (lemonde.fr)


MUSIQUE

Influences et goûts musicaux

« J’ai passé mon enfance à essayer de chanter les chansons des autres, sans jamais penser une seule seconde que je finirais par en faire un métier. Je chantais enfermé dans ma chambre, ça allait de ‘’La petite sirène’’ d’Henri Salvador à des classiques des Beatles. Je devais avoir 11 ou 12 ans. Un âge magnifique où tu écoutes des musiques pour ce qu’elles te font ressentir plutôt que pour leurs codes. » (Les inrocks, 2019)

« Les vidéos de skate ont fait mon éducation. Leurs bandes-son étaient très éclectiques. J’y ai découvert le punk d’Iggy Pop et des Sex Pistols, le rap de The Pharcyde, la pop des Smiths… Le montage synchronisait les figures avec les temps des morceaux : une vraie école du rythme. » (lemonde.fr)

Adolescent, il se nourrit de la musique, plus rock, de ses camarades skateurs, et écoute The Strokes, Arctic Monkeys, The Libertines. « A partir de 2013-2014, j’ai commencé à rouvrir les petits tiroirs de mon cerveau où il y avait toutes mes influences de jeunesse : le rock, le blues, le reggae, la chanson française. J’avais tout d’un coup plein de choses à dire. Les mélodies qui me venaient ne ressemblaient pas du tout à celles de mes potes rappeurs. J’avais plus d’influences, de références. Sur 1 000 °C [extrait de son dernier album], par exemple, la mélodie est syncopée, comme dans un rock à la Kurt Cobain. » (lemonde.fr)

« Dans mes textes, je fais des clins d’œil à Janis Joplin, à Lou Reed ou aux Cramps. Quand j’étais jeune, je n’écoutais que du rock. Une fois ado, j’ai changé de bord. Je suis devenu un monomaniaque du rap. » (moustique.be)

« Mes idoles sont toutes américaines : Jim Carrey pour la folie des masques, The Strokes pour l’attitude, dont l’énergie m’inspire en concert. Et puis Eminem, l’un des premiers à mêler rap et chanson. Sa rage m’a soigné. Jusqu’en 2006, il était à moitié fou ; maintenant hélas, il n’est qu’à moitié con. » (lemonde.fr)

Sur scène, il reprend « Last Nite », des Strokes. « Je suis un fan absolu. Quand j’écoute leurs trois premiers albums, je me dis que c’est exactement ce que je veux faire. » (moustique.be)

Il interprète également la reprise de la chanson 3WW du groupe anglais Alt-J et celle de Là-haut de l'Impératrice. «On a le même tourneur, des amis en commun, et on s'est rencontrés dans des festivals. J'aime beaucoup leur musique.» (figaro.fr, 2019)

Ecriture/composition

« Les mots les plus simples c'est toujours ce qui m'a touché. L'écriture c'était pas mon truc, je préférais écrire des lettres. J'écris en cherchant les mots, je sais quand c'est la bonne forme ou pas, le choix des mots, l'ordre sont importants. Les mélodies, c'est comme un coffre-fort, je tourne, je tourne, et à un moment, c'est le déclic. » (franceculture.fr)

Dans son processus créatif, Lomepal se mouille et ne craint pas de dévoiler une certaine vulnérabilité. «Je me suis habitué à être complètement impudique et à raconter sans filtre les choses qui m’arrivaient. Quand j’écris un album, maintenant, ça ne sert à rien de me prendre pour quelqu’un d’autre. De toute façon, c’est trop tard ! Les gens connaissent ma vie par cœur, autant parler des choses qui me sont vraiment arrivées.» (lavoixdelest.ca)

Un artiste indépendant

« Je m’autoproduis avec une super équipe de management. Je suis mon directeur artistique et c’est moi qui investis dans ce que je fais. On a amené le projet Lomepal à un gros succès en deux ou trois ans. On est une énorme menace pour l’industrie des labels français, la preuve que sans eux, on peut même mieux réussir ! » (mi.lapresse.ca)

DISCOGRAPHIE

2017 : Flip
2018 : Jeannine

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