Josef Salvat est né le 27 octobre 1987 à Sydney.

Enfant, il n'écoutait presque pas de musique pop, se plongeant plutôt dans la musique classique. « Au cours des 10 premières années de ma vie, les seuls morceaux de musique autre que classique que j'ai entendus étaient The Art of Noise, une compilation de Bruce Springsteen, plus Nina Simone et Billie Holiday, et un groupe australien basé à Londres qui s'appelait Big Pig. Plus tard, j'ai ajouté Coldplay, les Spice Girls et Aqua. Mais en dehors de ça, que de la musique classique. Ma maman était vraiment bizarre, à emmener son petit de 18 mois à l'Opéra de Sydney. C'est ainsi qu'elle m'a fait découvrir la culture. » (DP, 2015)

Il a commencé à écrire des chansons vers 13/14 ans. (boldmagazine.lu)

Il a vécu en France pendant un an quand il avait 15 ans. « J'ai appris le français à l'école. Et quand j'avais 15 ans, j'ai vécu un an en France, dans le cadre d'un échange scolaire. Je me revois acheter mon premier album de Björk à la FNAC des Champs-Elysées…J’ai grandi en écoutant de la musique française : Yves Montand, Daniel Balavoine, Jacques Brel… Il y a une force et une fragilité chez eux qui me plaît. Même chez Gainsbourg. Pourtant c'était un misogyne décomplexé ! » (metronews.com, 2015)

En 2009, il est parti à Barcelone où il a fait des études de droit. « La famille de mon père vient de cette région du monde donc l'objectif était de renouer des liens avec tout ça, de passer mon diplôme et d'être un petit peu plus près de Londres, qui était la destination finale.» (DP, 2016)

« En fait je voulais être acteur, mais j'avais trop peur. Je me suis dis que c'était plus sûr de faire des rudes, j'ai donc fait mon droit. Puis j'ai compris que je voulais faire de la musique et que je ne serais jamais avocat. Le droit c'était mon filet de sécurité au cas où la musique ne marche pas. C'est un risque. Je ne viens pas d'une famille aisée, il me fallait un plan B. Mais ce n'était pas pour moi.» (staragora.com)

En 2012, il s’est installé à Londres après avoir obtenu sa licence de droit. « Quand j'étais à la fac, je jouais parfois devant un petit groupe de personnes et une fois mon diplôme en poche, j'ai déménagé à Londres avec un CD de démos sous le bras. C'est là que j'ai trouvé un manager. » (chartsinfrance.net, 2015)

En septembre 2014, il sort son premier EP « In your prime » qui contient les titres « Open season », « This life », « Shoot and run » et la reprise de Rihanna, « Diamonds ». (amazon.fr)

« Diamonds », utilisée dans une pub pour Sony, atteint la 2ème place des ventes de singles en France. « Sia a beaucoup aimé ma reprise de ‘’Diamonds’’, une chanson qu’elle a écrite. Ses deux premiers albums m’ont beaucoup influencé quand j’étais adolescent. Elle m’a beaucoup appris dans la manière de composer et de structurer les chansons. » (non-stop-people.com)
Son premier album « Night Swim » sorti en octobre 2015, s’est déjà vendu à 35 000 exemplaires. « Les chansons sont vraiment mélangées, certaines ont été écrites l'année dernière ou l'année encore avant, mais d'autres remontent à environ huit ans.» (DP, 2016)

Il comporte à la fois des ballades au piano, des titres électro-pop et des morceaux plus funky... « Toutes ces chansons ont été écrites à différentes étapes de ma vie, donc elles reflètent ce qui m'influençait à ce moment-là. Ca ne m'a jamais intéressé de proposer la même chose, encore et encore. L'idée de me cantonner à un seul registre m'effraie. » (chartsinfrance.net, 2015)

« "Night Swim" est la seule chanson de l'album qui soit réellement autobiographique. J'ai commencé à l'écrire l'année dernière à Los Angeles. Je venais de signer un contrat avec ma maison de disques. J'étais plein aux as, du coup j'ai loué une chambre d'hôtel luxueuse avec une piscine. Dix jours avant de rentrer à Londres, je suis tombé amoureux. Une histoire d'amour très courte mais très intense. Une nuit, on a fait l'amour dans cette piscine c'est ce qui m'a inspiré cette chanson. » (metronews.com, 2015)

« J'ai une vision assez triste de l'amour. Ce n'est pas une priorité pour moi. Sauf si je ne peux pas l'éviter. "Punchline" est la seule chanson où je m'apitoie un peu sur mon sort. Sur "A Better Word" je parle de ces gens qui sont prêts à épouser n'importe qui simplement parce qu'ils ont peur de vivre seuls.» (metronews.com, 2015)

« Sur ‘’Shoot and Run’’, je suis nihiliste. Je ne parle pas d’amour mais de la vie. Il est question de problèmes très bourgeois : “tout est si simple et en même temps si compliqué que j’ai envie de tout envoyer chier, je prends des drogues, je rentre dans une spirale destructive.” J’ai perdu de nombreux amis à l’université à cause de ça. » (paulette-magazine.com, 2015)

Dans le clip de « Hustler », on le voit embrasser un garçon. La vidéo a provoqué de nombreuses réactions sur le web. « Je crois que c'est la première fois qu'on voit un chanteur embrasser un autre homme dans un clip. Après coup, je me suis dit "Oups, je n'aurais peut-être pas dû faire ça". Mais lors de mes premières interviews on me posait systématiquement des questions sur ma sexualité. C'était ma façon d'y répondre de façon définitive. Je ne me considère pas "bisexuel". Encore moins "gay" ou ‘’hétéro". Quand j'étais plus jeune, ça m'a causé beaucoup de problèmes car je n'arrivais pas à savoir à quelle catégorie j'appartenais. Puis je me suis dit "J'emmerde les cases. Les cases c'est pour les autres" ». (metronews.com, 2015)

« "Hustler" ne parle pas directement de bisexualité. Ni son clip d'ailleurs. Ça parle de rechercher d'amour là où il peut être. C'était une période pleine de doutes, où je me sentais très seul... et il se trouve que mes recherches ne se sont pas limitées à un seul genre. » (chartsinfrance.net, 2015)

Il a réenregistré deux titres en français: « Open season (Une autre saison) » et « Paradise (Le paradis nous trouvera) ».

« Plusieurs artistes, comme Jacques Brel, m'ont inspiré dans ce que je voulais faire, mais aussi dans la façon d'être sur scène, comment je voulais retranscrire mes émotions à travers mes chansons. Je voulais faire une chanson en français depuis longtemps comme "Ne me quitte pas". Je pensais que je ferais une reprise. Et après je me suis dit pourquoi pas traduire mes chansons en français. » (chartsinfrance.net, 2015)

« ‘’Open Season’’ parle d’amitié et de partage. Quand j’ai quitté la maison pour l’Europe, j’ai laissé derrière moi ceux que j’aimais et mes amis. Mais je m’en moquais. Et tout à coup, il m’arrive toutes ces choses formidables, je signe un contrat avec une maison de disques mais je suis tout seul ! C’était terrible ! Après avoir écrit cette chanson, j’ai pris l’engagement de bâtir une communauté parce que c’est important. C’est même essentiel. Aujourd’hui, c’est ancré en moi. » (paulette-magazine.com, 2015)

Il reprend « Week-end à Rome » d’Etienne Daho. « Depuis mon enfance, j’écoute beaucoup d’artistes français : Jacques Brel, Etienne Daho, Daniel Balavoine, Serge Gainsbourg, Yves Montand, Johnny Hallyday… Cette chanson marche bien avec ma voix, les sentiments de la chanson, les paroles, la mélodie… ‘’Week-end à Rome’’ était comme une évidence, je n’ai pas eu besoin de chercher ce que je voulais faire avec cette chanson. Quand on pense trop les résultats sont trop parfaits. » (aficiainfo.fr)

« J'adore tout ce qui entoure la personnalité d'Etienne Daho. J'aime la finesse de son écriture, la façon dont il joue avec les mots. C'est une superbe chanson ! » (chartsinfrance.net, 2015)

« Ce disque me ressemble. C'était important pour moi d'écrire toutes les chansons de mon premier album. Même si sur mon prochain disque, il y aura beaucoup de collaborations. » (metronews.com, 2015)

Les jambes interminables qui apparaissent sur la pochette de son disque n’appartiennent à personne. « Cette pochette est un collage signé Mat Maitland, un designer anglais. J'ai vu qu'il y avait un début de polémique sur Facebook. Les gens s'emportent en commentant "ses jambes sont trop maigres !" Bien sûr, qu'elles sont trop minces : c'est un découpage ! Personne n'a des cuisses de cette taille ! » (metronews.com, 2015)

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