Ses grandes dates

10 mai 1995 : Naissance à Bamako.

2014 : Elle publie le titre « Karma » sur sa page Facebook.

2017 : Elle sort son premier album « Journal intime », certifié disque d’or.

2018 : Son titre « Djadja » devient le tube de l’été.

Actualité

En novembre dernier, elle a sorti son deuxième album « Nakamura », vendu à 220 000 exemplaires.

« La Dot » : 31 Millions Vues /+ 30 Millions Streams – Single Or
« Copines » : 151 Millions Vues /+ 60 Millions Streams – Single Platine
« Djadja » : 347 Millions Vues / + 80 Millions Streams FR - Single de Diamant

Le quotidien très ordinaire d’Aya ne fait que nourrir sa musique, et les histoires finalement très communes qui circulent autour d’elle servent de support thématique à la plupart de ses tubes et à la majorité des titres de son nouvel album, Nakamura.

Quand « Djadja » évoque les rumeurs et les mensonges dont peut parfois être victime n’importe quelle fille ou jeune femme, « Copines » traite à la fois d'amitié, de jalousie et d’adultère, des thématiques tout aussi universelles. Mais Aya sait aussi prendre de véritables risques, comme sur le surprenant « Whine up », qui crée une rupture avec l’image très sage de la jeune femme : dans ce titre très sensuel, elle se laisse aller à évoquer une relation charnelle assez explicite ; dans un autre genre, la chanteuse nous prend également à contre-pied sur « Gangster », récit d’une rupture avec un bad boy, figure classique du récit amoureux. Les sujets de la maternité, du mariage et de la vie de famille sont abordés dès la première piste de NAKAMURA, comme une manière de régler tout de suite la question afin de pouvoir passer à la suite.

« Celui qui a inspiré “Djadja” existe vraiment. C’est quelqu’un que j’estimais beaucoup et j’ai entendu qu’il faisait circuler de fausses rumeurs sur moi. Au lieu de me confronter à lui, et comme les filles sont toujours considérées comme des menteuses dans ce genre de situation, j’ai préféré écrire le titre que vous connaissez. Je ne lui parle plus, mais je ne suis pas sûre que ça lui ait beaucoup plu ! » (parismatch.com, 2019)

C’est qui Djadja ? Certaines personnes pensent que ça veut dire quelque chose. C’est le cas ?
« (Rires) Ça ne veut rien dire, j’aurais aussi pu dire Bastien ou Antonin. Cette chanson je l’ai écrite parce que des rumeurs circulaient sur moi, lancées par quelqu’un que je considérais et qui m’a finalement déçue. » (modzik.com)

« Je ne dis pas que tous les hommes sont des salauds, mais je sais ce que je dis. Dans ‘’Djadja », un mec raconte des salades sur une fille. Dans ces situations, c’est toujours l’homme que l’on croit. Pourquoi les filles seraient forcément mytho ? Il faut s’en foutre de ce que les gens disent, et s’assumer. » (Grazia, 2019)

Aya Nakamura propose un panorama complet de ce que doit être un disque populaire en 2018 : elle s’aventure ainsi sur des terrains nouveaux pour elle, avec des titres calibrés pour les clubs (Pookie, Gang) ; d’autres inspirés par les codes de la trap (Dans ma bulle), ce sous-genre du rap qui a révolutionné la scène française ces dernières années ; et d’autres plus doux et intimistes, comme ce piano-voix (Oula) qui vient conclure la tracklist.

« J’appréhende énormément ma première tournée. Je n’ai jamais fait de vrai concert, à part des showcases, mais j’ai vraiment envie de rencontrer mes fans, pouvoir discuter avec eux. On est une famille. Par contre, je ne me vois pas danser en permanence, comme Beyoncé ! » (parismatch.com, 2019)

samedi 1 juin 2019 Paris We Love Green
samedi 29 juin 2019 Montauban Montauban en scène
dimanche 30 juin 2019 Marmande Garorock
samedi 6 juillet 2019 Calvi Calvi On The Rocks
vendredi 12 juillet 2019 La Rochelle Francofolies
vendredi 19 juillet 2019 Carhaix Les Vieilles Charrues
dimanche 21 juillet 2019 Brive Brive Festival
samedi 3 août 2019 Lunel Arene de Lunel
lundi 12 août 2019 Lavandou Couleurs Urbaines

dimanche 24 novembre 2019 Lille Zenith
mercredi 27 novembre 2019 Paris Zenith
jeudi 28 novembre 2019 Rouen Zenith
samedi 30 novembre 2019 Marseille Zenith
dimanche 1 décembre 2019 Dijon Zenith
lundi 2 décembre 2019 Nancy Zenith
dimanche 8 décembre 2019 Lyon Zenith
lundi 9 décembre 2019 Boulazac le Palio
mardi 10 décembre 2019 Bordeaux Zenith
mercredi 11 décembre 2019 Nantes Zenith
vendredi 13 décembre 2019 Geneve Zenith
samedi 14 décembre 2019 Montpellier Zenith
dimanche 15 décembre 2019 Aurillac Le Prisme
mardi 17 décembre 2019 Caen Zenith
mercredi 18 décembre 2019 Amiens Zenith
jeudi 19 décembre 2019 Rennes Zenith


BIOGRAPHIE

1995

Née à Bamako au Mali en 1995, Aya Danioko – son vrai nom – a grandi entre les tours de la Cité des 3000 à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis). (lesinrocks.com)

Initiée au chant au contact de sa mère, griotte, la jeune Aya se met très tôt à chanter. « En tant que griotte, ma mère participait aux mariages et enterrements, chantait des prières pour les familles des mariés. Pendant quelques minutes, toute l’attention était focalisée sur elle et sa voix. Quand j’étais petite je me suis dit : ‘Je n’arriverais jamais à faire ce que ma mère fait’. Elle avait une voix tellement puissante et tellement de présence, et j’étais bien trop timide pour m’imaginer chanter devant une foule… » (thefader.com)

« Depuis toute petite, je kiffe la musique. Je disais à ma mère : ‘’Franchement, tu ne devrais pas chanter dans les aigus !’’ Elle m’engueulait : ‘’Mais qu’est-ce que tu y connais, toi ?’’ Maintenant, elle veut faire un feat avec moi. Elle m’a dit : ‘’Viens, on va en studio !’’ Je lui ai répondu : ‘’Mais qu’est-ce que tu racontes, t’es trop vieille ! C’est trop tard pour toi.’’ » (Elle, 2019)

« Petite, j’ai été marquée par des filles comme Amel Bent dans les télécrochets, des filles qui me ressemblaient. Je me disais : Quand je serais grande, j’aimerais trop y aller. » (leparisien.fr)

« J’ai grandi avec trois grandes soeurs et un petit frère. On était dans la même chambre et j’écoutais de la musique en permanence. Les pauvres, ils n’en pouvaient plus de mes chansons ! » (parismatch.com, 2019)

« Mes parents m’encourageaient à avoir un ‘vrai métier’ comme infirmière ou avocate alors que mon seul désir, c’était de chanter. » (lesinrocks.com, 2019)

2014

Elle écrit sa première chanson dans sa chambre. Contre l’avis de tous, y compris de sa sœur. «Elle me disait : "Arrête avec ta chanson, elle est trop nulle." Mais ça m’a piqué, ça m’a donné la rage. A l’arrivée, tout le monde n’avait pas le même avis qu’elle.» Sur Facebook, la chanson en question, « Karma », où elle parle avec culot de sa libido et de corps entremêlés, connaît un petit succès sur les réseaux sociaux.

Après avoir tenté des études pour devenir modéliste, elle se décide à pousser les portes d’un studio d’enregistrement. « J’avais du mal à trouver un job, je chantais tout le temps. Mes sœurs et mes amis n’en pouvaient plus, mais me conseillaient quand même d’aller en studio pour enregistrer mes propres chansons. Je ne savais absolument pas comment m’y prendre mais grâce à des amis, j’ai pu louer un studio. » (20minutes.fr)

« Au début, c’était chelou de fou ! Je n’avais jamais vu un studio de toute ma vie. Je rentre et je ne vois que des mecs partout. Quand tu viens de commencer, tu ne sais pas ce que tu veux. Si l’on essaye de te diriger et que tu n’aimes pas, c’est délicat de le dire. Je pense que c’est le problème de beaucoup de filles qui débutent en musique. C’est difficile d’échapper aux normes. » (lesinrocks.com, 2019)

« Ma mère a sorti les 40 premiers euros pour ma première séance de studio, car elle aussi est artiste à sa façon en tant que griotte.» (leparisien.fr)

2015

Elle compose « J’ai mal », une histoire de rupture amoureuse douloureuse sur un air de zouk love. La vidéo dépasse le million de vues sur YouTube. (lemonde.fr)

Un ami de longue date, Dembo Camara, lâche son boulot de commercial pour devenir son producteur et manager. Le duo, rejoint par le compositeur Christopher Ghenda, produit en 2015 le titre « Brisé », 13 millions de vues sur YouTube, qui lancera sa carrière. (lemonde.fr)

Elle enregistre « Love d’un voyou » avec le rappeur Fababy. (modzik.com)
2016

Elle signe chez Parlophone. « Quand j’ai été signée, je ne l’ai pas annoncé tout de suite à mes parents. A l’époque, j’étais enceinte de 6 mois et ma mère répétait toujours qu’une femme enceinte n’a pas toute sa tête ! Elle m’aurait dit que je devais attendre, donc ils l’ont su seulement quand mon premier single est sorti… Et ils étaient super contents. » (parismatch.com, 2019)

2017

Elle sort son premier album « Journal intime », certifié disque d’or. « Journal intime est un album qui a mis beaucoup de temps à se faire : il y a des titres que j’ai écrit quand j’avais 16-17 ans comme « Si tu savais ». J’ai fait plein de featurings avec Dadju, MHD, Lartiste, Oumou Sangaré… C’est un album adolescent. » (modzik.com)

2018

Elle impose la sortie de « Djadja » contre l’avis des dirigeants de sa maison de disques, qui lui préfèrent « La dot ». (Elle, 2019)

« Djadja » devient le tube de l’été et dépasse les frontières notamment aux Pays-Bas où il est numéro un des ventes… une première depuis Édith Piaf en 1961. « Il y a aussi la Roumanie, le Portugal… Je ne sais pas pourquoi ils m’aiment autant, ils ne comprennent pas les paroles mais je pense que cela vient de la sonorité de mon argot. » (leparisien.fr)

MUSIQUE

Pseudo

Aya Nakamura tire son nom de scène de Hiro Nakamura, héros de la série « Heroes », capable d’arrêter le temps et de se téléporter. (elle.fr)

Influences et goûts musicaux

« J’aime bien Brian McKnight, Beyoncé, Destiny’s Child… En ce moment, j’écoute un peu de tout pour entendre plein de mélodies. » (modzik.com)

L'artiste que vous avez préféré rencontrer ?
« La chanteuse Oumou Sangaré, sans aucune hésitation. » (grazia.fr)

La personnalité à qui vous avez déjà essayé de ressembler ?
« Quand j'étais ado, j'aurais adoré faire partie des Destiny's Child ». (grazia.fr)

Le titre de chanson que vous avez le plus écouté ?
« Let Me Love You, du chanteur américain Mario ». (grazia.fr)

La chanson qui vous rappelle votre adolescence ?
« Toutes les chansons de Beyoncé. » (grazia.fr)

Les 3 morceaux de son adolescence : « Avec classe » de Corneille « Il est trop fort, j’adorerais travailler avec lui », « Wine slow de Gyptian et « Le misérable » de Singuila (lemondedesados.fr)

Ecriture/composition

« J’écris tous mes textes moi-même. La plupart sont autobiographiques. Quand je discute avec quelqu’un, une phrase peut m’interpeller parce qu’elle sonne bien, je la note, et elle me sert de point de départ.» (parismatch.com, 2019)

Aya Nakamura se distingue par une langue atypique qui mêle argot de la banlieue, mots vulgaires et une touche d'intimité. « C'est mon langage à moi, ça vient de mon quartier. Quand j'écris, c'est comme si je me confiais à une amie et je raconte la vie de beaucoup de filles. » (rtl.fr)

« Les gens m’ont beaucoup dit que mes paroles ressemblaient trop à du langage parlé. Mais je ne vois pas en quoi ça pose problème. » (parismatch.com, 2019)

Ses expressions bien à elle sont désormais entrées dans le langage commun chez les ados. « On me demande tellement souvent ce que veut dire En catchana Baby (NDLR : position sexuelle de la levrette) ou bombarder (employées dans « Djadja » ou « Copines ») que peut-être les gens font exprès. Je parle comme cela tous les jours avec mes copines et je ne vais pas me mettre des barrières car c’est ma personnalité. Ce n’est pas à moi à m’adapter. » (leparisien.fr)

Succès

Aya Nakamura est l'une des premières femmes noires à devenir une star de la chanson en France. « C'est une fierté mais c'est aussi grave parce qu'il y a beaucoup de femmes noires dans ce milieu-là en France. » (rtl.fr)

« Aujourd’hui, on me reconnaît de dos même quand j’ai des lunettes de soleil et une casquette. Quand je vais prendre du pain, les gens sont choqués en me voyant. Ma première réaction, c’est de me dire, Mais qu’est-ce qu’ils ont ? Et puis après je me souviens que je suis connue. » (leparisien.fr)

« Je passe beaucoup trop de temps sur les réseaux sociaux, selon mon équipe ! Mais c’est là que tout a commencé. Je viens de YouTube, j’ai besoin de ce lien avec le public. L’autre jour, dans la rue, une fille m’a prise dans ses bras. Je sais que ce genre de réaction est possible parce que les gens se sentent proches de moi, et c’est important. » (parismatch.com, 2019)


PERSONNEL

Un caractère bien trempé

« J’ai toujours dit ce que je pensais, même toute petite et quand tu es une femme, on te regarde différemment. Je disais à mon père, qui n’aidait pas ma mère : ‘’Lève-toi et range !’’ Ma mère me répondait : ‘’Tu te prends pour la fille du prédisent ?’’ » (Elle, 2019)

Adolescente, elle a envoyé paître la Fédération de natation qui lui trouvait des qualités d’athlète et voulait l’enrôler en compétition. « Flemme. Je commençais à aimer le maquillage et c’est relou d’être tout le temps mouillée. » (Elle, 2019)

Elle envoie aussi balader les études de mode. « J’adore dessiner et tous les murs de ma chambre étaient couverts de croquis. Alors j’ai voulu faire du modélisme, mais quand j’ai compris qu’il fallait dessiner tout le temps… » (Elle, 2019)

Sur les difficultés d’être une femme dans l’industrie musicale

« Je ne veux pas me plaindre, mais je ne vais pas mentir non plus, ça a été très dur pour moi d’arriver où j’en suis et c’est dur d’être une femme noire dans cette industrie. Les gens me demandaient même de blanchir ma peau ou de porter du fond de teint clair pour essayer de plaire à plus de monde, mais cela ne m’a pas stoppée. Je ne veux pas être une victime. » (thefader.com)

« La France n'est pas habituée à voir une fille à la peau noire chanter, qui s'aime et s'assume totalement. J'ai reçu des critiques où on me comparait à un homme, on me disait “pour qui tu te prends, enlève tes faux cheveux, tu te maquilles trop”. Je m'assume totalement. Je mets des faux ongles, des faux cils, des mèches, je kiffe en fait. Je suis une meuf pas naturelle, mais tu ne peux pas m'en vouloir. Je suis comme ça. Quand t'es noir, c'est encore plus difficile parce que les gens ont du mal à l'accepter. » (clique.tv)

« Le rap, c’est un milieu d’hommes, c’est hyper difficile. Quand tu es une fille c’est dur. Au studio d’enregistrement, je suis souvent la seule meuf, au début c’est choquant et puis après tu t’habitues. Il faut avoir plus de caractère pour t’imposer et savoir vraiment pourquoi tu es là. Pour percer dans ce milieu, il faut juste croire en soi. » (leparisien.fr)

Lors de la cérémonie des NRJ Music Awards 2018, Nikos Aliagas a écorché son prénom (Yaka au lieu d’Aya). « Je suis née au Mali et ce pays influence énormément ma musique. Avec l’exposition médiatique, je me suis rappelé que certaines personnes font encore des différences si tu n’es pas de leur couleur de peau. Quand on me dit de me taire et de m’estimer heureuse d’être invitée à une émission où mon prénom a été déformé tout le long, je sais que mes origines y sont pour quelque chose. » (parismatch.com, 2019)

3 questions auxquelles elle n’en peut plus de devoir répondre

1/ « C’était pas difficile la vie en Afrique ? » : « Alors femme noire qui utilise de l’argot, en plus elle est née au Mali. Elle a fait un son avec une Africaine. Bon bah, elle a un côté exotique tu vois. Faut qu’on lui parle de l’Afrique. »
2/ « Pas trop dur d’être une femme noire ? » « Alors quand on te sort ‘’Mais qu’est-ce que ça te fait d’être l’une des premières renois en tête des charts ?’’ Mais de quoi tu me parles ? C’est quoi le rapport entre ma musique et ma couleur ? »
3/ « Vous êtes féministe ? » : « J’ai l’impression qu’une femme qui s’assume, qui dit ce qu’elle pense, c’est une femme qui fait la rebelle, elle est féministe. Mais un homme quand il dit la même chose, lui il est normal. » (brut.fr)

DISCOGRAPHIE

2017 : Journal intime
2018 : Nakamura

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